Mercredi 15 Janvier, 2025 - 12:28 AM / Abidjan +33
Mercredi 15 Janvier, 2025 - 12:28 AM / Abidjan +33
Afrique

Sénégal : un jeune footballer mortellement poignardé, le tueur exfiltré par les gendarmes

Partages sur Facebook Partages sur Twitter + Partages sur WhatsApp
Single Post
Deces
Le quartier Médina Niang Oryx, à Thiaroye sur mer, a été le théâtre d'un drame. Abdou Faye, un jeune footballeur au talent prometteur, a été poignardé à mort. Selon des témoins, qui se sont confiés à L'Observateur, tout est parti «d'une banale dispute», qui vire à la bagarre, opposant samedi dernier la victime au frère cadet du meurtrier présumé. 

Le footballeur, âgé de 16 ans, malmène son protagoniste et l'envoie au sol avant de le chahuter. Frustré, ce dernier s'empresse de rentrer chez lui et raconte sa mésaventure à A. Diaw, son grand-frère. Qui décide de venger son cadet. 

Ne sachant pas qu'il était traqué, Abdou Faye se rend le lendemain dimanche, 12 janvier, à la cérémonie qui se déroule dans le quartier. A. Diaw, qui le guettait, l'apostrophe : «Les coups pleuvent avant que les participants à la cérémonie ne s'interposent pour les séparer.»

Revanchard, Diaw entre dans une boutique et demande au gérant de lui vendre un couteau. Le boutiquier encaisse la pièce de 100 F Cfa et s'exécute sans se poser de questions. Le client dissimule l'arme dans ses vêtements et fonce sur la victime, atteinte à la poitrine. 

Grièvement touché, l'adolescent rejoint le domicile familial en courant. «Maman, j'ai été poignardé, je vais mourir», gémit-il, la main sur la poitrine. Il ressort de la maison avant de s'affaler, relate le journal. Qui renseigne que Fallou Faye décédera peu après son admission aux urgences de l'hôpital de Pikine. 

Poursuivi par une foule en furie, le meurtrier présumé se barricade dans une maison. «Qu'on nous le donne pour qu'il subisse le même sort», scandaient ses poursuivants. 

D'après la source, il n'a dû son salut qu'à l'intervention des gendarmes, alertés par un notable du quartier. Arrêté, A. Diaw a été placé en garde à vue. 

«Cela doit cesser. Qu'il s'agisse de cérémonies familiales, folkloriques ou religieuses, nous ne devons plus accepter qu'elles se déroulent jusque tard dans la nuit. Ce sont des moments de grande insécurité pendant lesquels les jeunes en profitent pour solder leurs différends», pointe le délégué de quartier, Birane Niang, repris par L'Observateur.
Partages sur Facebook Partages sur Twitter + Partages sur WhatsApp

0 Commentaires

Participer à la Discussion

  • Nous vous prions d'etre courtois.
  • N'envoyez pas de message ayant un ton agressif ou insultant.
  • N'envoyez pas de message inutile.
  • Pas de messages répétitifs, ou de hors sujéts.
  • Attaques personnelles. Vous pouvez critiquer une idée, mais pas d'attaques personnelles SVP. Ceci inclut tout message à contenu diffamatoire, vulgaire, violent, ne respectant pas la vie privée, sexuel ou en violation avec la loi. Ces messages seront supprimés.
  • Pas de publicité. Ce forum n'est pas un espace publicitaire gratuit.
  • Pas de majuscules. Tout message inscrit entièrement en majuscule sera supprimé.

Commentez cet article

Auteur Commentaire : Poster votre commentaire
Banner 01

Newsletter Subscribe

Get the Latest Posts & Articles in Your Email

Identifiez-vous

Don't have an account? Registration
OR