
La Commission Electorale Indépendante (CEI) se trouve une nouvelle fois sous le feu des critiques. En cause, son inexplicable décision de refuser l’inscription du nom du Président Laurent Gbagbo sur la Liste Electorale Permanente (LEP). Cette décision, qui a suscité l’indignation au sein de nombreux observateurs politiques, repose sur des arguments jugés par certains comme dénués de fondement. Pour Koné Katinan, porte-parole du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), ce refus n’est rien d’autre qu’un acte dicté par une animosité profonde, voire irrationnelle, à l’égard du leader de l’opposition.
Une animosité irrationnelle
Le refus de la CEI est perçu par Koné Katinan comme le prolongement d’une « haine gratuite » nourrie par le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) à l’encontre de Laurent Gbagbo. Selon lui, cette décision n’a aucune justification légale et ne semble être qu’une tentative systématique d’exclure l’ex-président de tout processus électoral futur. « La CEI semble obsédée par cette question, comme si elle avait fait de l’exclusion de Laurent Gbagbo une priorité », déclare-t-il.
Deux illégalités qui s’entrelacent
Mais au-delà des considérations politiques, l’argument de Koné Katinan repose également sur un constat juridique. Il estime que la décision de la CEI est doublement illégale. En premier lieu, celle-ci aurait violé la procédure prévue pour résoudre les contentieux liés à la LEP, en agissant avec un mépris flagrant pour les règles établies. Un tel manquement, selon lui, ne peut être justifié par des raisons administratives ou techniques.
En second lieu, Katinan pointe du doigt la soumission de la CEI aux volontés du RHDP. Pour lui, cette soumission remet gravement en question l’indépendance et l’impartialité de l’institution chargée de superviser les élections. Si la CEI se laisse instrumentaliser par un parti politique, elle ne peut plus prétendre à la neutralité indispensable à la tenue d’élections transparentes.
Un pacte contre Gbagbo ?
Pour Koné Katinan, la situation ne fait aucun doute : la CEI et le RHDP ont conclu un pacte pour empêcher le retour du Président Laurent Gbagbo sur la scène politique ivoirienne. Selon lui, cette alliance contre Gbagbo est évidente, et ses conséquences pourraient être dramatiques pour la crédibilité des prochaines élections en Côte d’Ivoire. Il appelle ainsi à une mobilisation générale pour défendre l’intégrité du processus électoral et garantir que la démocratie ivoirienne ne soit pas manipulée à des fins partisanes.
En conclusion, la question de l’inscription de Laurent Gbagbo sur la Liste Electorale Permanente n’est pas seulement une question technique, mais un enjeu politique majeur. Elle soulève des interrogations sur la transparence et la neutralité des institutions en charge des élections, et sur la place de l’opposition dans le système politique ivoirien.
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