Abidjan, Côte d'Ivoire – Le procès en appel des quatre hommes condamnés à perpétuité pour leur rôle dans les attentats terroristes de Grand-Bassam en 2016 a repris ce lundi 3 février 2025. Ce procès, qui avait été suspendu en mai 2024 en raison de l'absence d'avocats de la défense, s'annonce riche en rebondissements.
Les accusés nient toute implication
Kounta Sidi Mohamed, Cisse Hantao Ag Mohamed, Cisse Mohamed et Barry Hassan, les quatre accusés, ont comparu devant la Cour d'appel, assistés de leur avocat, Me Zady Jonas. Tous ont catégoriquement nié les accusations portées contre eux, affirmant ne pas être des "djihadistes" et ne pas connaître Kounta Abdallah, le cerveau présumé de l'attaque, qui est toujours en fuite.
Barry Hassan, l'un des accusés, a même déclaré être le "petit-fils" de l'ex-ministre ivoirien Ange Barry Battesti, cherchant ainsi à se distancer des accusations de terrorisme. Cependant, cette tentative a été rapidement déjouée par Me Amadou Camara, représentant une partie civile, qui a dénoncé les "changements d'identité" de l'accusé pour les besoins de sa défense.
Des zones d'ombre persistent
Les interrogatoires ont porté sur les présences de Barry Hassan à Bamako, Gao et Ouagadougou entre décembre 2015 et janvier 2016, période durant laquelle ces villes ont été la cible d'attentats terroristes. Les réponses de l'accusé ont été floues et contradictoires, suscitant des interrogations sur son rôle réel dans ces événements.
Le procès se poursuit
L'audience a été suspendue et reprendra le jeudi 6 février avec les dépositions d'une dizaine de témoins, dont le général Bassanté Badara Aly, qui était commandant de l'Unité d'intervention de la gendarmerie nationale (UIGN) au moment des faits, ainsi que deux autres militaires. Ces témoignages seront cruciaux pour déterminer les responsabilités de chacun dans cette affaire.
Rappel des faits
Pour rappel, le 13 mars 2016, trois jeunes assaillants avaient attaqué la station balnéaire de Grand-Bassam, tuant 19 personnes et en blessant 33 autres. Cette attaque, revendiquée par Aqmi, avait été la première du genre en Côte d'Ivoire.
Un procès sous haute tension
Ce procès en appel est un moment important pour les familles des victimes et pour la Côte d'Ivoire. Il est essentiel que la justice puisse faire la lumière sur cette tragédie et que les responsables soientIdentifiés et punis. L'attention de tout un pays est tournée vers ce procès qui, nous l'espérons, apportera des réponses et un apaisement à la nation.
Restons informés et solidaires avec les victimes de cet attentat. La justice doit triompher pour que de tels actes ne se reproduisent plus jamais.
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