Au Mali, les autorités veulent sécuriser l'apprivisionnement de carburant pour le mois de ramadan
Au Mali, les attaques de camions-citernes par les jihadistes affiliés à al-Qaïda reprennent. Plusieurs dizaines de camions transportant du carburant ont été détruits la semaine dernière et des centaines de milliers de litres d’essence partis en fumée. Ce dimanche 1er février, on était toujours sans nouvelles d’une dizaine de chauffeurs du convoi. Pour faire face à la situation, les autorités maliennes ont décidé de déployer des moyens pour « sécuriser » le prochain mois de ramadan.
Au Mali, le mois de ramadan, pendant lequel les musulmans jeûnent, commence en principe dans la deuxième quinzaine du mois de février cette année. Il s'agit d'une période sensible. Les autorités s’engagent à constituer le stock de carburant nécessaire à mettre à la disposition des populations. Pour y parvenir au moment où les attaques contre les camions de carburant reprennent sur les routes, le général Famouké Camara est au centre d’un dispositif.
Depuis quelques mois, pour gagner « la guerre du carburant » au Mali, il a été nommé patron de l’opération « Fuga Kène » qui signifie « dégagement » en langue locale bambara. Dès le début de cette semaine, il aura plus de moyens pour poursuivre sa mission, confie une source sécuritaire de Bamako. « On aura rapidement des résultats sur le terrain. Le blocus jihadiste sera contenu », affirme notre interlocuteur.
Ce week-end, le ministère malien de la Défense a annoncé l’arrivée de nouveaux matériels militaires pour le compte de l’armée. Face à la nouvelle intensification de l'offensive des jihadistes pour priver de carburant le pays, le Mali devrait également pouvoir compter sur ses alliés russes.
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