Fraude XXL à UBA : le casse du siècle qui a traversé 10 pays en une nuit…1,143 milliard de francs CFA volé , répartie sur 3 421 retraits frauduleux
Une cyberattaque d’une ampleur inédite secoue le système bancaire africain. Selon les révélations du quotidien Libération, le Sénégal n’aurait été que « la face visible de l’iceberg » dans une vaste opération criminelle coordonnée simultanément dans plusieurs pays du continent.
D’après Libération, des retraits frauduleux ont été enregistrés dans plusieurs distributeurs automatiques de billets (GAB) à Dakar, Thiès et Kaolack, au moment même où des opérations similaires étaient déclenchées dans neuf autres pays : le Liberia, la Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Togo, le Mali, le Kenya, la Tanzanie et la RDC. Une synchronisation qui témoigne d’un réseau structuré, méthodique et redoutablement efficace.
Plus d’un milliard envolé au Sénégal
Le préjudice financier est colossal. Toujours selon Libération, le Sénégal à lui seul enregistre une perte de 1,143 milliard de francs CFA, répartie sur 3 421 retraits frauduleux. Certaines agences ont été particulièrement ciblées. Celle des Parcelles Assainies arrive en tête, avec près de 314,943 millions de FCFA siphonnés sur 29 comptes. Elle est suivie par l’agence Bourguiba, où 191,276 millions de FCFA ont été retirés frauduleusement sur 9 comptes.
Ces chiffres ne représentent toutefois qu’une partie du butin global, puisque l’attaque a touché simultanément plusieurs pays, laissant entrevoir une fraude de dimension continentale, voire internationale.
Un réseau déjà actif depuis 2025
Ce coup de filet n’est pas un cas isolé. Libération rappelle qu’en octobre 2025 déjà, une somme de 250 millions de FCFA avait été dérobée dans des conditions similaires au Sénégal. Le mode opératoire, visiblement bien rodé, suggère que les auteurs de cette fraude opèrent depuis plusieurs mois, affinant leurs techniques et élargissant leur champ d’action.
Premières arrestations : la traque s’intensifie
L’enquête a déjà permis des avancées significatives. Après une première vague d’interpellations, les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC) ont procédé à l’arrestation d’Alioune Thiam, présenté comme le gérant de la société « Easy Go Teranga ». Il a été interpellé à son retour au Sénégal, avant que son présumé complice ne soit également arrêté.
Ces arrestations pourraient marquer un tournant dans cette affaire tentaculaire. Les enquêteurs cherchent désormais à remonter toute la chaîne, depuis les exécutants locaux jusqu’aux cerveaux de ce vaste réseau criminel international.
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