Mali: les autorités décrètent des sanctions financières ciblées contre douze ressortissants en exil
À Bamako, la junte a inscrit une dizaine de Maliens en exil sur la liste nationale des sanctions financières ciblées. Ils sont tous accusés de « promotion et apologie du terrorisme ».
Les douze ressortissants maliens concernés par les sanctions financières ciblées sont des opposants déclarés à la junte, souligne notre correspondant régional, Serge Daniel. Parmi eux, figurent des journalistes, des activistes, des membres de mouvements armés, des hommes politiques, une ménagère, ou encore un magistrat qui dirige « un gouvernement malien en exil ». Ils sont tous accusés de soutien à la branche sahélienne d’al-Qaïda, le Jnim, et au Front de libération de l’Azawad (FLA), lle groupe armé qui contrôle depuis le 25 avril la ville de Kidal, dans le nord du pays.
Autre accusation officielle qu’on peut lire dans un arrêté ministériel : « Promotion et apologie du terrorisme. »
Le gouvernement malien a décidé de geler tous leurs biens et ressources économiques sur le territoire national pour une période de six mois renouvelables.
Toutes les personnes frappées de sanctions sont établies à l’extérieur du Mali. Elles appellent publiquement à un retour à l’ordre constitutionnel et critiquent régulièrement la gouvernance locale.
Le 3 juillet 2025, le Conseil national de transition (CNT) avait un projet de loi permettant au président de transition, le général Assimi Goïta, de se maintenir au pouvoir pour cinq années renouvelables sans limite de temps et de l’autoriser à se présenter aux prochaines élections.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.