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Cesar : sacré l’an dernier, cet acteur n’a toujours pas de titre de séjour

Auteur: public.fr

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Cesar : sacré l’an dernier, cet acteur n’a toujours pas de titre de séjour

Sacré "Meilleur espoir féminin" en 2025, Abou Sangaré n'est plus apparu au cinéma. L'homme qui exerce le métier de mécanicien semble avoir du mal à obtenir un titre de séjour régulier.

À quelques heures de la cérémonie des Cesar, l'heure du bilan a sonné pour certains comédiens. Alors que le journal "Télérama" s'indigne du fait que ce sont toujours les mêmes acteurs qui sont en tête d'affiche au cinéma en France, certains se font rares. C'est notamment le cas de l'acteur Abou Sangaré, sacré "Meilleur espoir féminin" en 2025 grâce à son rôle dans le film L’Histoire de Souleymane de Boris Lojkine. Malgré cet honneur, le jeune comédien n'a pas tourné un seul film après avoir obtenu sa récompense, faute de titre de séjour en règle.

Une performance bouleversante, miroir d’une vie

Dans L’Histoire de SouleymaneAbou Sangaré incarne un livreur sans-papiers arpentant les rues de Paris, pris dans l’étau d’une précarité permanente. Le film suit son quotidien, fait d’angoisses administratives, de débrouille et d’espoir ténu. Une fiction qui fait écho à la trajectoire personnelle du comédien.

Arrivé de Guinée à l’âge de 15 ans, Abou Sangaré a connu l’instabilité des démarches, la menace d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l’attente interminable d’une régularisation. Pendant des années, sa vie a été suspendue aux décisions administratives.

Le 28 février 2025, sur la scène de l’Olympia, lors de la cérémonie des César du cinéma, il a livré un discours d’une intensité rare. "De 2017 jusqu’en avril 2023, j’avais presque plus de vie. (…) Je vivais parmi les gens, comme ça, mais je ne me considérais pas comme un être humain".

Face à un parterre d’artistes debout, l’émotion était palpable. Avant de quitter la scène, il a tenu à rendre hommage à l’équipe du film : "Merci à vous pour votre intégration au sein de l’humanité".

La mécanique et le cinéma, en parallèle

Avant les César, avant Cannes, il y avait l’atelier, les moteurs, l’odeur de gasoil. La mécanique n’a jamais été un plan B, mais une nécessité. Le film de Boris Lojkine lui a permis de rembourser ses dettes et d’envisager l’avenir plus sereinement. Il lui a aussi donné le goût de continuer à jouer.

Pour autant, Abou Sangaré n’a jamais abandonné son métier"Je peux continuer la mécanique : dans le cinéma, des fois tu travailles et des fois, tu ne travailles pas, donc je peux faire les deux en même temps", expliquait-il l’an dernier. Une lucidité rare sur la précarité du métier d’acteur.

Auteur: public.fr
Publié le: Jeudi 26 Février 2026

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