"C'était impensable qu'une chose comme ça arrive à Dubaï" : de nombreux touristes tentent de fuir l'émirat en passant par Oman
Le taux d'annulation de vols a atteint 80% en moyenne aux Émirats arabes unis, où se trouve le hub de Dubai, deuxième aéroport mondial en nombre de passagers. De nombreux touristes se dirigent donc vers Oman où des vols desservent toujours le pays.
Même si, progressivement les évacuations s'organisent, dans les pays du Golfe de nombreux aéroports restent fermés et beaucoup de touristes n'ont toujours pas de vol retour. Pour ceux qui sont à Dubaï, la seule solution consiste à rejoindre l'aéroport du sultanat d'Oman par la route, en espérant pouvoir monter dans un avion. Dans la salle des départs, Milena agite ses faux ongles à paillettes. "Je suis venue à Dubaï parce que c'était mon anniversaire, une année spéciale, mes 25 ans !, raconte-t-elle. Et la guerre a commencé en plein dans mon anniversaire."
Pour quitter la ville en catastrophe, la jeune Georgienne a dû payer un taxi 600 euros. Pour le reste, elle sait qu'elle a beaucoup de chance : "Notre gouvernement et notre agence de voyages nous ont bien aidés. Ils nous envoyé deux avions ici, ils nous ont payé l'hôtel et la nourriture matin, midi et soir."
David, lui rentre à Rome, mais ne sait ni quand ni comment. "On n'a aucun soutien de la part de l'Italie, déplore-t-il. Que des infos bidons sur des vols hypothétiques. Cela fait deux nuits qu'on est là et tout est à notre charge. En plus de ça, à la frontière, tous les taxis essaient de t'arnaquer. Le taxi de la police d'Etat nous a demandé 50 dirhams juste pour passer les deux checks points, ça fait 15 euros. Je reviendrai quand la situation sera plus calme. Pour moi, c'était impensable qu'une chose comme ça arrive à Dubaï, c'était le pays le plus sûr du monde. Il l'est toujours, parce qu'il s'est bien défendu, mais là, je ne me sens plus en sécurité."
Même sentiment pour Shang Fe, expatriée à Dubaï depuis trois ans. Peu importe si le voyage doit lui prendre une semaine, elle rentre chez elle à Pékin. Sans date de retour. "On pouvait entendre les bombes, raconte-t-elle. Pas toutes les secondes bien sûr, mais une ou deux sont tombées vraiment près de chez moi. Ça fait très peur. Je ne veux pas vivre dans cet état de stress, je préfère faire une pause. C'est important aussi pour ma famille et mes amis qui s'inquiètent chaque jour pour moi".
Presque vide mardi matin, l'aéroport de Mascate était plein à craquer le soir, plein de touristes de toutes nationalités. Sur le tableau des départs la plupart des vols, eux, restent annulés.
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