La bulle a fini par exploser : la réalité du conflit au Moyen-Orient a rattrapé le rêve vendu par les pays du Golfe
Où allons-nous désormais partir en vacances ? C’est la question se posent de nombreux Européens à la vue des rapatriements difficiles de leurs compatriotes depuis le Moyen Orient. Cibles de bombardements iraniens, les pays du Golfe, si confiants dans leur prospérité se retrouvent frappés par la guerre. Et tout d’un coup, les mille et une nuits se sont transformées en cauchemar. Alors, est ce la fin d‘un certain rêve ?
« Je ne savais pas qu’il fallait appeler la Maison Blanche avant de partir », voilà ce que déclarait, à son retour, un des touristes rapatriés ces derniers jours… La Maison Blanche, non, mais quand on voyage, il vaut mieux consulter le site du ministère des Affaires étrangères. Actuellement, les pays du Golfe sont déconseillés compte tenu de la situation… Ce n’était pas le cas il y a quinze jours.
Mais voilà, ces destinations de rêve étaient une illusion. Le phantasme d’un monde à part où tout n’était que calme, luxe et volupté… Abou Dhabi, Dubaï, Doha, Manama. Villes modernes et florissantes, à portée d’avion… L’impression d’un prolongement du monde occidental… Monaco ou la Riviera en mieux.
Sauf que le Moyen-Orient, ce n’est pas la Riviera : c’est l’une des zones les plus dangereuses de la planète. Et il n’a fallu qu’une semaine pour que l’histoire resurgisse dans cette Arabie heureuse, en apparence si éloignée de Gaza, du Liban ou de l’Iran… alors qu’en fait c’est juste à côté. Quand les avions sont cloués au sol par les bombardements, la géographie reprend ses droits, l’Europe s’éloigne… et il faut appeler au secours nos gouvernements.
Les Belges ou les Français ne sont pas les seuls à avoir cédé au rêve. En 2025, 100 millions de touristes se sont rendus au Moyen-Orient, soit près de 7 % du total des voyageurs internationaux. Leur nombre a progressé de 3 % sur un an et de 39 % par rapport à la période pré-Covid. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions de la guerre, mais ces chiffres vont fléchir, voire s’éroder.
Pourtant, les monarchies du Golfe ont fait pression pour que les États-Unis n’attaquent pas l’Iran. Ça avait marché en janvier, mais cette fois, Trump ne s’est pas laissé convaincre ; il a préféré le point de vue d’Israël. Au final, il pourrait y avoir une catastrophe économique dans le secteur du tourisme, mais aussi dans celui du pétrole, dont les installations sont quotidiennement ciblées par l’Iran… Quant au détroit d’Ormuz, désormais fermé, même si le pétrole qui transitait par cette voie était destiné principalement à l’Asie, son blocage a des répercussions sur les cours mondiaux, jusque dans nos stations-service.
À Paris s’ouvrira dans trois jours le Salon du tourisme. Les tour-opérateurs qui s’y préparent ont déjà noté un infléchissement de la demande en faveur de l’Europe du Sud et notamment des Canaries… Comme l’explique l’un d’entre eux dans Le Figaro ce matin : « C’est une bonne alternative à Dubaï en termes de destination facile et… sûre. »
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