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Diplomatie : L'Iran tente le « Grand Marché » pour séduire Washington

Auteur: Ivoirematin

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Diplomatie : L'Iran tente le « Grand Marché » pour séduire Washington

À l'approche d'un second cycle de négociations crucial à Genève ce mardi 17 février, Téhéran opère un virage stratégique. Pour briser l'impasse nucléaire, la République islamique propose désormais d'inclure des pans entiers de son économie — pétrole, mines et aviation — dans la balance.

Une stratégie de séduction économique

La nouveauté vient de la voix d'Hamid Ghanbari, directeur adjoint à la diplomatie économique iranienne. Son constat est simple : si l'accord de 2015 a échoué, c'est parce qu'il n'offrait pas assez de bénéfices directs aux États-Unis.

Pour garantir la pérennité d'un futur pacte, l'Iran se dit prêt à ouvrir des secteurs lucratifs aux intérêts américains :

  1. Énergie : Exploitation conjointe de champs pétroliers et gaziers.
  2. Industrie : Investissements massifs dans le secteur minier.
  3. Aéronautique : Contrats d'achat d'avions civils.

En élargissant la discussion au-delà des centrifugeuses, Téhéran espère transformer une confrontation idéologique en un partenariat d'affaires plus difficile à rompre pour une administration Trump sensible au "deal".

Entre pression maximale et médiation

Le contexte reste pourtant électrique. Washington maintient une posture de force avec deux leviers majeurs :

  1. Militaire : Le déploiement d'un second porte-avions dans la région en guise d'avertissement.
  2. Financier : Un nouveau décret permettant d'imposer 25 % de taxes douanières aux pays tiers (visant notamment la Chine) commerçant avec l'Iran.

Malgré le scepticisme de Benjamin Netanyahu, qui doute de la sincérité de Téhéran, Donald Trump semble vouloir laisser une chance à la voie diplomatique. Ses émissaires, Steve Witkoff et Jared Kushner, mèneront les débats sous l'égide d'Oman.

Les lignes rouges subsistent

Si la forme change, le fond reste complexe. Téhéran pose ses conditions :

  1. Le compromis possible : Dilution de l'uranium hautement enrichi contre une levée des sanctions.
  2. La ligne rouge : L'arrêt total de l'enrichissement reste inacceptable pour l'Iran.

Côté américain, le réalisme prime. « Si ce n'est pas un accord solide, nous ne le prendrons pas », préviennent des responsables de l'administration. La rencontre de Genève déterminera si l'appât économique iranien suffit à compenser la méfiance historique entre les deux puissances.

Auteur: Ivoirematin
Publié le: Dimanche 15 Février 2026

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