Diplomatie : L'Iran tente le « Grand Marché » pour séduire Washington
À l'approche d'un second cycle de négociations crucial à Genève ce mardi 17 février, Téhéran opère un virage stratégique. Pour briser l'impasse nucléaire, la République islamique propose désormais d'inclure des pans entiers de son économie — pétrole, mines et aviation — dans la balance.
La nouveauté vient de la voix d'Hamid Ghanbari, directeur adjoint à la diplomatie économique iranienne. Son constat est simple : si l'accord de 2015 a échoué, c'est parce qu'il n'offrait pas assez de bénéfices directs aux États-Unis.
Pour garantir la pérennité d'un futur pacte, l'Iran se dit prêt à ouvrir des secteurs lucratifs aux intérêts américains :
En élargissant la discussion au-delà des centrifugeuses, Téhéran espère transformer une confrontation idéologique en un partenariat d'affaires plus difficile à rompre pour une administration Trump sensible au "deal".
Le contexte reste pourtant électrique. Washington maintient une posture de force avec deux leviers majeurs :
Malgré le scepticisme de Benjamin Netanyahu, qui doute de la sincérité de Téhéran, Donald Trump semble vouloir laisser une chance à la voie diplomatique. Ses émissaires, Steve Witkoff et Jared Kushner, mèneront les débats sous l'égide d'Oman.
Si la forme change, le fond reste complexe. Téhéran pose ses conditions :
Côté américain, le réalisme prime. « Si ce n'est pas un accord solide, nous ne le prendrons pas », préviennent des responsables de l'administration. La rencontre de Genève déterminera si l'appât économique iranien suffit à compenser la méfiance historique entre les deux puissances.
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