Calendar icon
Thursday 23 April, 2026
Weather icon
á Dakar
Close icon
Se connecter

Quatre candidats pour succéder à Antonio Guterres à la tête des Nations unies

Auteur: France 24.com

image

Quatre candidats pour succéder à Antonio Guterres à la tête des Nations unies

Les candidats déclarés pour succéder au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres sont auditionnés en public cette semaine à New York, une étape obligée avant la désignation de celui ou celle qui dirigera une organisation multilatérale en pleine tempête. Qui peut obtenir le consensus nécessaire à son élection ? Quelles sont les forces et faiblesses des quatre personnalités encore en lice ?

Quatre candidats se préparent à succéder au chef de l'ONU, Antonio Guterres, dont le mandat se termine le 31 décembre prochain. Mardi 21 et mercredi 22 avril, les postulants se sont efforcés de convaincre oralement les représentants des États membres de leurs aptitudes.

Après l'entretien d'embauche viendra le vote de l'Assemblée générale. Mais "tout va se jouer sur leur capacité à obtenir soit l'accord des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (ChineÉtats-UnisRoyaume-UniFranceRussie), soit l'abstention bienveillante de l'un d'entre eux", prévient Anne-Cécile Robert, journaliste au Monde diplomatique et chargée de cours à l'université Paris 2, sur l'antenne de France 24.

Selon la tradition de rotation onusienne, le patron de l'organisation devrait venir d'Amérique latine. La région n'a pas eu cet honneur depuis 1991, avec le Péruvien Javier Pérez de Cuéllar. De nombreux États plaident aussi pour qu'une femme prenne pour la première fois la tête de l'ONU.

Michelle Bachelet : la défense des droits humains en 2026, un point faible ?

Deux atouts pour le Chili ? Âgée de 74 ans, Michelle Bachelet, torturée pour son opposition au régime d'Augusto Pinochet, a été la première femme présidente de son pays, à la tête duquel elle a réalisé deux mandats (2006-2010 puis 2014-2018). La socialiste était ainsi devenue une figure incontournable du paysage politique international.

Sa candidature est portée par le Mexique et le Brésil. Mais son propre pays, le Chili, lui a récemment retiré son soutien après la prise de fonction du nouveau président d'extrême droite, José Antonio Kast.

Son passage à la tête du Haut-commissariat de l'ONU pour les droits de l'Homme (2018-2022) lui a attiré d’autres ressentiments. "Elle a été très offensive sur les droits humains. Et cela ne plaît pas à un certain nombre de membres permanents du Conseil de sécurité", résume Alexandra Novosseloff, chercheuse associée au Centre Thucydide de l'université Paris-Panthéon-Assas et spécialiste des Nations unies, sur l'antenne anglophone de France 24.

La Chine avait en effet vivement critiqué la publication par Michelle Bachelet d'un rapport accablant sur le sort de la minorité des Ouïghours.

La Chilienne a aussi essuyé les critiques des conservateurs américains pour ses opinions en faveur du droit à l'avortement et, ce mois-ci, Mike Walz, nouvel ambassadeur de Washington auprès de l'ONU, a semblé torpiller sa candidature en déclarant qu'il partageait les inquiétudes quant à son aptitude à occuper ce poste.

Rafael Grossi : "sauver l'humanité" avec la bénédiction américaine

Le pays de l'Oncle Sam semble d'ailleurs pencher en faveur d'un autre candidat latino-américain. "Ce n'est un secret pour personne : à ce stade, les États-Unis préféreraient Rafael Grossi", tranche Alexandra Novosseloff.

Dans sa lettre de candidature, l'Argentin de 65 ans plaide pour un "retour de l'ONU à ses bases fondatrices : sauver l'humanité du fléau de la guerre". Un discours en phase avec l'administration Trump.

Ce diplomate de carrière est entré sous les projecteurs en prenant la tête de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en 2019.

Lire la suite sur france24.com

Auteur: France 24.com
Publié le: Jeudi 23 Avril 2026

Commentaires (0)

Participer à la Discussion

Règles de la communauté :

  • Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
  • Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
  • Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
  • Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
  • Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.

💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.