Burundi : Liberté provisoire pour la journaliste Sandra Muhoza
Après plus de dix mois de détention, la journaliste burundaise Sandra Muhoza a quitté sa cellule. Condamnée en janvier dernier à une peine de quatre ans de prison ferme, elle a bénéficié d'une mise en liberté provisoire effective ce mercredi 5 mars 2026.
Travaillant pour le média en ligne La Nova Burundi, la journaliste était apparue très diminuée lors de son procès en décembre dernier. Souffrant d'une hernie discale, elle s'était présentée devant le tribunal de Ngozi munie d'une béquille.
L'ordonnance de libération, signée par le parquet de Ngozi le 27 février, lui a enfin permis de regagner son domicile ce mercredi après-midi, une information confirmée par ses proches et son conseil juridique.
Sandra Muhoza avait été arrêtée en avril 2024. La justice burundaise lui reprochait deux chefs d'accusation majeurs :
Ces charges reposaient sur des messages partagés au sein d'un groupe privé WhatsApp. Selon l'ONG Reporters sans frontières (RSF), la journaliste n'avait fait que relayer une information concernant une distribution d'armes par les autorités.
L'organisation RSF, qui a activement dénoncé des « accusations forgées de toutes pièces », rappelle la situation précaire des médias dans le pays :
« Cette condamnation montre les intentions réelles des autorités : continuer à considérer le journalisme comme un crime. »
Quelques chiffres clés :
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