Centrafrique : Anicet-Georges Dologuélé conteste le scrutin et revendique la présidence
Une semaine après les élections générales du 28 décembre 2025, le climat politique se tend en République centrafricaine. Lors d'une conférence de presse tenue à Bangui ce vendredi 2 janvier, le chef de l’opposition, Anicet-Georges Dologuélé, a frontalement attaqué la régularité du processus électoral.
Le président de l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA) affirme que le scrutin a été entaché d'irrégularités orchestrées par le pouvoir en place avec la complicité de l’Autorité nationale des élections (ANE). S'appuyant sur les rapports de ses délégués et de certains observateurs, il dénonce :
« C'est moi qui ai gagné. Je ne peux pas reconnaître les résultats de quelqu'un qui n'a pas gagné », a martelé l'opposant, invoquant des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrant des procès-verbaux jetés au sol.
Du côté du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir, on balaie ces accusations d'un revers de main. Pour Évariste Ngamana, porte-parole du MCU, cette sortie médiatique est le signe d'une défaite imminente que l'opposition refuse d'assumer.
Le parti présidentiel rappelle que seules l'ANE et la Cour Constitutionnelle sont habilitées à proclamer les résultats. « C’est une fuite en avant. Il amuse la galerie car il se sait déjà battu », a réagi M. Ngamana, appelant au respect des institutions.
Face à cette montée de tension, l’Autorité nationale des élections tente de rassurer l'opinion sur la transparence du dépouillement. Le calendrier électoral reste inchangé :
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