Le Bassin du Congo : Un géant écologique entre splendeur et péril
À travers son exposition « Au cœur du bassin du Congo », présentée à la galerie Angalia à Paris jusqu’au 28 février, le photographe britannique Hugh Kinsella Cunningham propose un voyage visuel inédit. Après des années à couvrir les conflits en République démocratique du Congo (RDC), il change de focale pour célébrer la puissance du « poumon vert » de l'Afrique.
L’idée du projet est née d’un constat simple : en explorant ses archives, Cunningham a réalisé l’immensité des écosystèmes parcourus. Son œuvre dévoile une RDC surprenante :
Le fleuve et ses affluents constituent le fil conducteur de l’exposition. Dans une région manquant d’infrastructures, l'eau reste le seul lien entre les communautés isolées et les centres économiques comme Kinshasa.
« Le fleuve relie les gens. C'est le principal moyen de transport, mais aussi un voyage périlleux à cause des courants violents », explique l'auteur.
Pour les populations locales, le fleuve est un outil de survie économique (transport de bois, commerce), malgré les risques d'accidents tragiques.
Le bassin du Congo est devenu le premier puits de carbone au monde, surpassant l'Amazonie. Son importance pour la santé de la planète repose sur deux piliers :
Malgré son statut de sanctuaire, l'urgence est réelle :
Pour Hugh Kinsella Cunningham, qui vit en RDC depuis 2019, cette exposition est une déclaration d'amour à un pays qu'il juge être le plus fascinant d'Afrique. Il espère que son travail permettra de voir la RDC au-delà du prisme de la guerre et encouragera une prise de conscience sur la nécessité de préserver ce patrimoine mondial.
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