Madagascar : L'Exécutif au pied du mur face à l'augmentation du SMIG
À Madagascar, l'impasse entre partenaires sociaux oblige désormais l'État à intervenir. Faute d'accord sur la revalorisation du salaire minimum d'embauche (SME) dans le secteur privé, le ministère du Travail devra trancher le litige par décret dès la semaine prochaine.
En février dernier, un consensus semblait s'être dessiné autour d'une hausse de 14%, portant le salaire minimum à 300 000 ariary (environ 61 euros). Cependant, l'absence du syndicat SVS lors de ces discussions a invalidé l'accord.
Lors de la reprise des négociations le vendredi 17 avril, le front syndical — désormais au complet — a durci ses positions en réclamant :
Les représentants des travailleurs soulignent une réalité brutale : même à 360 000 ariary, le revenu journalier reste inférieur au seuil de pauvreté de la Banque mondiale ($3/jour). Avec une inflation projetée à 8,3% pour 2026, le pouvoir d'achat des ménages malgaches s'effrite chaque jour davantage.
De son côté, le patronat (Fivmpama et GEM) refuse catégoriquement cette nouvelle exigence et campe sur la proposition initiale de 14%. Les entreprises mettent en avant les contraintes économiques pesant sur leur compétitivité.
L'enjeu : Le décret attendu en Conseil de gouvernement la semaine prochaine devra arbitrer entre la survie économique des entreprises et la protection sociale des travailleurs, alors que cette revalorisation accuse déjà deux mois de retard.
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