RDC/Tragédie à Rubaya : Incertitude et effroi après le glissement de terrain
Cinq jours après la catastrophe qui a frappé le site minier de Rubaya, dans la province du Nord-Kivu, la République démocratique du Congo reste dans l'attente d'un bilan définitif. Entre chaos géographique et isolement numérique, le nombre exact de victimes demeure un sujet de divergence entre les sources officielles et locales.
L'ampleur du drame est difficile à chiffrer. Si les autorités locales avancent le chiffre d'au moins 200 morts, la société civile du territoire de Masisi est beaucoup plus pessimiste, estimant que le bilan réel approcherait les 400 disparus.
« Plusieurs centaines de corps sont toujours ensevelis sous des tonnes de boue. Établir une liste exhaustive des victimes prendra énormément de temps », confie un responsable de la société civile.
L'accès à l'information est entravé par plusieurs facteurs critiques :
Le sinistre s'est déroulé en deux temps sur le site minier de Luwowo :
Le site de Rubaya illustre le paradoxe des mines artisanales en RDC. Malgré l'interdiction officielle de toute activité décrétée par Kinshasa il y a un an (statut "rouge"), des milliers de mineurs continuent d'y travailler quotidiennement pour subsister.
Ces "creuseurs" opèrent dans des conditions de sécurité inexistantes, sous le contrôle du groupe armé AFC-M23, faisant de cette zone un foyer permanent de danger, tant géologique que sécuritaire.
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