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C’est une curiosité qu’a mise en évidence le verdict rendu à l’issue du procès intenté à Teodorín, le vice-président équato-guinéen : dans l’Hexagone, la justice peut ordonner la vente de biens saisis, mais n’a rien prévu pour que l’argent ainsi récupéré soit reversé aux victimes des détournements.
Dans le parking Boieldieu, au second sous-sol du centre commercial des Quatre-Temps, dans le quartier des affaires de la Défense, au nord-ouest de Paris, neuf bolides d’exception se décatissaient depuis deux ans quand de potentiels acheteurs sont venus en faire le tour. Tous munis d’un badge électronique leur permettant d’accéder à cette zone réservée à la fourrière de la préfecture de police. Nous sommes en juillet 2013, et ces anciennes propriétés de Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorín, vice-président de Guinée équatoriale et fils du chef de l’État, sont présentées à la vente après avoir fait l’objet de réparations sommaires. Le toit en verre protégeant les panneaux solaires de la Mercedes Maybach 62, adjugée à seulement 71 000 euros, n’a pas été remis en état.
L’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc), qui a supervisé la saisie, l’entretien et la vente pour le compte de l’État français, a le devoir d’être efficace dans ses dépenses…
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