Le Député Assalé Tiémoko Dénonce l'Inaction du Gouvernement Face aux Explosions Mortelles de Bouteilles de Gaz
Les explosions de bouteilles de gaz, communément appelées « faitout » en Côte d'Ivoire, continuent de faire des victimes tragiques. Le drame récent où un couple a perdu quatre de leurs enfants à la suite d'une explosion domestique est un rappel déchirant de cette menace persistante. Face à ces drames à répétition, le Député Assalé Tiémoko monte au créneau pour dénoncer l'inaction et le silence des autorités ivoiriennes.
L'élu s'interroge sur l'absence de mesures concrètes : « Combien de morts faudra-t-il encore pour que l’on se pose des questions ? Combien d’évacuations de corps les autorités gouvernementales devront-elles constater avant d’agir ? »
Le problème est alarmant : le Centre des grands brûlés de Cocody rapporte que 98 % des patients qu'il traite ont été blessés lors d'incendies provoqués par l'explosion d'une bouteille de gaz « faitout ». Des familles entières sont décimées par ces incidents qui surviennent depuis plusieurs années.
Le député pointe du doigt le manque de transparence gouvernementale, exigeant la publication des résultats des enquêtes ouvertes après chaque catastrophe et des explications claires sur les mesures de prévention.
Face à ces questions cruciales, une bataille de responsabilités fait rage : le Ministère du Commerce renvoie la responsabilité du contrôle au Ministère de l'Énergie, qui lui-même la rejette sur le Commerce. Pendant que les deux ministères se renvoient la balle, « le danger rôde dans chaque foyer qui utilise ce gaz », alerte le Député.
L'émoi suscité par la récente levée des corps des quatre enfants victimes était palpable, avec la présence de nombreuses autorités. Cependant, le Député Assalé Tiémoko exprime son scepticisme amer :
« Dans 24 heures, on passera à autre chose, en attendant le prochain drame. »
Il rappelle qu'il y a trois ans, un drame similaire à Adjamé avait déjà coûté la vie à quatre autres enfants. À l'époque, les visites gouvernementales à la famille avaient été suivies... par plus rien.
Le député conclut son réquisitoire en soulignant une contradiction choquante : comment évaluer la valeur accordée à la vie des citoyens dans un pays où le gaz butane, fortement subventionné à coups de milliards pour les ménages, est notoirement et illégalement détourné par des transporteurs qui l'utilisent comme carburant, au vu et au su des autorités ?
Heureusement, conclut-il, un certain « Éléphant Déchaîné » a décidé de faire la lumière sur cette chaîne d'irresponsabilités.
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