Anacarde : à Brobo, une mini-usine “Made in Côte d’Ivoire” booste la transformation locale
Une avancée notable est enregistrée dans la transformation de l’anacarde en Côte d’Ivoire. À Brobo, une mini-usine de transformation de noix de cajou, conçue localement, est actuellement en phase d’expérimentation, avec des résultats jugés prometteurs.
Ce projet, porté par Narcisse Yves Droguy, a bénéficié d’un appui financier du Fonds pour la science, la technologie et l’innovation (Fonsti), à hauteur de 20 millions de Fcfa. Grâce à ce soutien, des équipements de transformation estampillés « Made in Côte d’Ivoire » ont été conçus et fabriqués localement, puis installés au sein de la Société coopérative Souralet de Gbêkê.
Dans le cadre du suivi de ce financement, une mission de terrain conduite par le Pr Assouman Bamba, enseignant à Université Alassane Ouattara et membre du conseil scientifique du Fonsti, accompagnée de Zéinébou Ouattara, a effectué une visite d’évaluation des installations.
Guidée par le porteur du projet, la délégation a parcouru toute la chaîne de transformation, du calibrage au décorticage, en passant par le cuiseur, le séchoir et la salle de scooping. Objectif : s’assurer de l’effectivité du projet et de la fiabilité des données techniques fournies.
Au terme de cette immersion, le chef de mission s’est dit satisfait du travail accompli. « Nous avons vu concrètement les différentes étapes de transformation de la noix de cajou en produit semi-fini. Le résultat est satisfaisant », a indiqué le Pr Assouman Bamba, saluant le savoir-faire local.
De son côté, Clément Kouassi Konan, président de la coopérative et directeur de l’unité, a relevé un gain significatif en productivité. D’une production journalière de 200 à 300 kilogrammes avec des moyens artisanaux, la capacité est désormais passée à près de 3 tonnes grâce à cet équipement semi-automatique.
Toujours en phase pilote, le promoteur du projet se dit encouragé par les performances enregistrées, tout en poursuivant les ajustements techniques, notamment au niveau des décortiqueuses.
Ambitieux, Narcisse Yves Droguy souhaite désormais passer à l’échelle supérieure. Il appelle à un accompagnement renforcé du Fonsti pour vulgariser cette innovation à travers le pays et au-delà. L’objectif, selon lui, est clair : permettre aux coopératives de transformer localement leur production afin de créer plus de valeur ajoutée et améliorer durablement leurs revenus.
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