Prix du cacao : Koné Moussa crie au « coup de poignard » pour les producteurs ivoiriens
La filière cacao en Côte d’Ivoire traverse une crise sans précédent. Mercredi 4 mars, le gouvernement a fixé le prix bord champ à 1 200 francs CFA le kilo, contre 2 800 FCFA auparavant, provoquant l’indignation des producteurs et des syndicats agricoles.
Dans une conférence de presse d’urgence, le président du SYNAP-CI, Koné Moussa, a dénoncé une décision qu’il qualifie de « coup de poignard » porté aux producteurs. « Je n’ai jamais vu un salaire divisé par deux et on nous demande d’applaudir », a-t-il lancé, exprimant l’ampleur du choc pour les familles rurales dépendantes du cacao.
Selon lui, cette baisse drastique menace la survie économique des producteurs. « Les planteurs ont des factures à payer, des enfants à scolariser et des familles à nourrir. On ne peut pas les laisser seuls face à cette situation », a-t-il insisté.
Koné Moussa a également évoqué la nomination du nouveau ministre de l’Agriculture, Bruno Nabagné Koné. Si cette arrivée avait suscité l’espoir d’un dialogue constructif, certaines décisions, notamment sur le recensement des producteurs et le prix bord champ, représentent selon lui une menace pour la sécurité économique des planteurs.
Face à cette situation, le SYNAP-CI prévoit une grande rencontre de concertation dans l’Ouest, réunissant syndicats, coopératives et organisations professionnelles, pour défendre les droits des producteurs et protéger leurs revenus.
« Nous ne pouvons pas accepter que les producteurs soient les victimes d’un système censé garantir la protection de leurs intérêts et la dignité de leur travail », a conclu Koné Moussa.
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