Yamoussoukro : Les taxis communaux ont 4 mois pour abandonner le gaz butane
Les chauffeurs de taxis communaux de Yamoussoukro disposent désormais d’un délai de quatre mois, soit 120 jours, pour se conformer à la réglementation interdisant l’utilisation du gaz butane comme carburant. Cette décision a été prise à l’issue d’une rencontre avec les autorités préfectorales, suite à une opération de démantèlement de dépôts illégaux de gaz dans la capitale politique.
L’opération, menée par les services du ministère du Pétrole, de l’Énergie et des Mines, a mis en lumière l’usage illégal du gaz butane par plusieurs taxis communaux malgré l’interdiction en vigueur. Les autorités ont donc décidé d’instaurer une phase de sensibilisation progressive afin de permettre aux chauffeurs de se conformer à la source d’énergie mentionnée sur la carte grise de leurs véhicules.
Un représentant du ministère a tenu à préciser que l’État ne vise pas directement les chauffeurs, mais les dépôts et sites pratiquant des activités illégales, notamment le transvasement clandestin de gaz dans les véhicules. « Notre mission concerne le contrôle des dépôts et des circuits de distribution. Nous ne ciblons pas les taxis, mais les installations illégales qui mettent en danger la population », a-t-il expliqué.
Les autorités rappellent que ces pratiques sont extrêmement dangereuses et peuvent provoquer incendies, explosions ou intoxications dans les quartiers riverains. Les sites identifiés font l’objet de saisies et de fermetures systématiques, et la loi interdit formellement le transvasement du gaz butane dans les véhicules. Une campagne de sensibilisation est par ailleurs en cours via les médias et des affichages publics.
Lors de la rencontre, Diaby Ibrahim, directeur général du Haut Conseil du patronat des entreprises de transport routier, a expliqué que l’arrêt temporaire des taxis était dû à des incompréhensions liées à l’opération de contrôle. Mandaté par le ministre des Transports, il a engagé le dialogue entre transporteurs et autorités locales pour favoriser le respect de la réglementation.
« Nous avons conscience du danger que représente le gaz butane. Nous allons mener une vaste campagne de sensibilisation pour promouvoir un transport plus sûr », a déclaré M. Diaby, annonçant la reprise totale des activités de transport à Yamoussoukro. Un rapport sera transmis aux ministères concernés pour accompagner les acteurs du secteur.
Les autorités appellent enfin les populations à signaler tout site suspect afin de renforcer la sécurité collective.
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