Concours administratifs : plus de 700 admis rattrapés par des faux diplômes entre 2022 et 2024
Le directeur général de la Fonction publique, Soro Gninagafol, a révélé, jeudi 5 mars 2026, que 707 candidats déclarés admis aux concours administratifs ont été épinglés pour détention de faux diplômes sur la période 2022-2024, à l’issue d’un processus d’authentification et de contrôle des pièces académiques.
Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse intitulée « Tout savoir sur les concours de la Fonction publique », consacrée notamment à la typologie des concours administratifs, au mécanisme d’ouverture des concours et au bilan de la session 2025.
Selon le DG de la Fonction publique, ces irrégularités ont été mises en évidence grâce aux vérifications approfondies menées sur les dossiers des candidats déclarés admis, une étape jugée indispensable avant toute intégration dans l’administration.
Dans le détail, 208 cas de faux diplômes ont été détectés en 2022 sur plus de 8 000 dossiers soumis à authentification. En 2023, les contrôles effectués sur 8 115 dossiers ont permis d’identifier 380 diplômes frauduleux. Quant à l’année 2024, l’analyse de 532 dossiers a révélé 119 irrégularités.
Au total, ces opérations de vérification ont permis de débusquer 707 cas de diplômes non authentiques en trois ans.
Soro Gninagafol a insisté sur le fait que l’authentification des diplômes constitue une étape incontournable du processus de gestion des concours administratifs. Selon lui, cette procédure peut parfois retarder l’affectation des candidats admis, le temps que toutes les vérifications nécessaires soient achevées.
« Tant que ce processus n’est pas entièrement terminé, aucune affectation ne peut être effectuée dans l’administration », a-t-il souligné.
Le directeur général a également rappelé que l’ouverture des concours administratifs suit une procédure bien structurée. Celle-ci débute par les conférences internes des ministères techniques, au cours desquelles chaque département recense et consolide ses besoins en personnel.
Ces besoins sont ensuite examinés lors de la Conférence de programmation des effectifs, une instance chargée d’évaluer les besoins réels de l’administration et de veiller à une répartition équilibrée des fonctionnaires sur l’ensemble du territoire.
Par la suite, les postes identifiés font l’objet d’un arbitrage budgétaire afin d’en mesurer l’impact financier et de garantir la maîtrise de la masse salariale de l’État. Une fois validés, ces besoins sont inscrits dans le catalogue des mesures nouvelles, document annexé à la loi de finances qui consigne les postes budgétaires autorisés.
Enfin, les concours sont officiellement lancés par des arrêtés et communiqués administratifs, qui informent les populations et précisent les conditions de participation.
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