Gaz butane : vaste coup de filet à Gagnoa, plus de 1 000 bouteilles saisies et 13 machines clandestines démantelées
La Direction générale des hydrocarbures (DGH) a réalisé une importante opération de répression à Gagnoa, marquée par la saisie de 1 036 bouteilles de gaz de type B6 et le démantèlement de treize machines utilisées dans des activités illicites, dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 février 2026.
Plusieurs individus impliqués dans ces pratiques frauduleuses ont été interpellés au cours de cette intervention. Les sites de transvasement clandestins identifiés ont été systématiquement fermés et les auteurs de ces infractions devront répondre de leurs actes devant la justice ivoirienne.
Cette opération, conduite en collaboration avec l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale (UTC), s’est déroulée sous la supervision du directeur du suivi et de la réglementation des hydrocarbures, N’Zué Kouakou Médard. Elle vise à démanteler les réseaux spécialisés dans le transvasement illégal du gaz butane, une activité formellement interdite et particulièrement dangereuse.
L’action de Gagnoa s’inscrit dans une dynamique nationale de lutte contre ce fléau. Dans la nuit du 28 au 29 janvier dernier, à Yamoussoukro, environ 2 500 bouteilles de gaz de types B6 et B12, ainsi que 24 machines servant à des fins illégales, avaient été saisies.
À Daloa, plus de 4 500 bouteilles de gaz et plus de 20 machines dédiées au transvasement frauduleux avaient également été démantelées le 17 janvier 2026. Par ailleurs, 3 045 bouteilles et une dizaine de machines avaient été saisies lors d’une opération simultanée menée dans la nuit du 6 au 7 février 2026 à Aboisso et à Samo, dans le sud du Comoé.
Selon les autorités, l’intensification de ces opérations, conformément aux instructions fermes du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Sangafowa Coulibaly, traduit la volonté du gouvernement de mettre un terme définitif à ces réseaux clandestins.
Le transvasement illégal du gaz butane, souvent pratiqué dans des conditions précaires et sans dispositifs de sécurité adéquats, expose quotidiennement des milliers de personnes à de graves risques d’explosion, d’incendie et d’intoxication. Dans certains cas, ce gaz est même utilisé comme carburant pour des taxis communaux, transformant habitations et quartiers entiers en véritables bombes à retardement.
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