Guiglo : les taxis posent leurs conditions pour abandonner le gaz butane
À Guiglo, la décision du gouvernement d’interdire l’usage du gaz butane comme carburant dans les taxis ne passe pas sans réserves. Les chauffeurs de la capitale du Cavally conditionnent leur conformité à cette mesure à une baisse substantielle du prix du gasoil.
Vendredi 27 février 2026, plusieurs conducteurs ont exprimé leurs préoccupations. Pour Ali Bamba, chauffeur communal, le gaz butane représente une alternative économique indispensable. « Avec 3 000 FCFA de gaz, je peux rouler pendant une semaine, alors que le gasoil coûterait 10 à 20 fois plus », a-t-il confié, estimant qu’une réduction du coût du carburant classique s’impose avant toute application stricte de l’interdiction.
À l’opposé, d’autres professionnels du volant soutiennent la décision des autorités. Eric Guéi, également chauffeur communal, rappelle les dangers liés à l’utilisation du gaz butane. Selon lui, ce combustible hautement inflammable a déjà été à l’origine de plusieurs explosions impliquant des taxis, mettant en péril la vie des conducteurs et des passagers.
Cette polémique met en lumière l’équation délicate entre impératif de sécurité et réalités économiques. Entre la flambée du prix du gasoil et la nécessité de sécuriser le transport urbain, l’application effective de la mesure gouvernementale pourrait dépendre d’un éventuel réajustement des coûts du carburant.
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