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Le cri du cœur des féministes pour la reconnaissance légale du « féminicide »

Auteur: Ivoirematin

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Le cri du cœur des féministes pour la reconnaissance légale du « féminicide »

À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes (JIF 2026), le combat pour la protection des Ivoiriennes a franchi une étape cruciale. La coalition ComFéministes, portée par la voix de Marie-Paule Okri, a officiellement interpellé les autorités pour que le terme « féminicide » soit inscrit noir sur blanc dans l'arsenal juridique du pays.

Nommer pour ne plus ignorer

Pour ces militantes, l’enjeu est avant tout symbolique et statistique. Le féminicide ne doit plus être confondu avec un simple homicide ou un « crime passionnel ». Il s'agit du meurtre d'une femme spécifiquement parce qu'elle est une femme.

« Des femmes assassinées simplement parce qu’elles étaient des femmes. Ce crime a un nom. Ce crime s’appelle le féminicide », a martelé Marie-Paule Okri.

L’absence de définition claire dans la loi entraîne une sous-estimation dramatique du phénomène. En requalifiant ces actes en accidents ou en différends familiaux, le système rend ces victimes invisibles une seconde fois dans les chiffres nationaux.

Des tragédies qui marquent les esprits

Le plaidoyer de la coalition s'appuie sur des drames récents qui ont secoué l'opinion publique ivoirienne. Deux futures soignantes ont perdu la vie sous les coups de leurs compagnons :

  1. Trano Grâce (étudiante à l’INFAS d’Abidjan), tuée à Port-Bouët.
  2. Bossé Annick (étudiante à l’INFAS d’Abengourou), assassinée dans un appartement privé.

Pour ComFéministes, ces vies brisées illustrent un système de domination qui dépasse le cadre du simple fait divers.

Un plan d'action pour briser le silence

S'appuyant sur l'article 15 de la Constitution ivoirienne, qui engage l'État à protéger les femmes, les militantes exigent des réformes concrètes :

  1. Réforme judiciaire : Une meilleure formation des forces de l'ordre et une accélération du traitement des dossiers de violences de genre.
  2. Sévérité accrue : L'adoption de sanctions exemplaires contre les auteurs de féminicides.
  3. Transparence : La production de statistiques officielles et régulières sur ces crimes.
  4. Éducation : L'intégration de l'égalité et des droits humains dans les programmes scolaires dès le plus jeune âge.

En rejoignant des nations comme le Mexique, l'Espagne ou le Canada, la Côte d'Ivoire enverrait un signal fort : celui d'une tolérance zéro face à la barbarie misogyne. Comme le conclut la coalition : « Leur vie comptait. Leur mort doit compter. La loi doit le dire. »

Auteur: Ivoirematin
Publié le: Mardi 10 Mars 2026

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