Burkina-transport : La douane de Niou découvre de la drogue dans un car de la société STAF à destination de Ouahigouya
Dans la matinée de ce dimanche 22 mars 2026, le voyage des passagers d’un car de la Société de Transport Aorema et Frères (STAF), parti de Ouagadougou à 5 heures en direction de Ouahigouya, a été contrôlé au poste de la douane de Niou. Ce qui devait être un trajet ordinaire s’est transformé en une scène de stupeur : les agents de la douane ont découvert à bord du véhicule un sac et un sachet contenant de la drogue.
Le fait marquant reste l’absence du propriétaire. Selon des témoins sur place, l’individu suspect aurait profité de l’entrée de l’agent douanier dans le car pour s’éclipser discrètement par la porte arrière, prétextant un besoin pressant, avant de disparaître dans la nature. Malgré les recherches menées aux alentours du poste, il demeure introuvable.
Face à cette situation, les responsables du car et les passagers ont dû patienter le temps des formalités. Après négociations, la douane a autorisé le véhicule à poursuivre sa route, tout en infligeant une amende et en ouvrant une enquête. Les deux colis ont été saisis par les agents pour les besoins de l’investigation.
Sur place, un agent a indiqué que, rien que la veille, une autre personne transportant des stupéfiants avait été arrêtée dans un car de transport en commun.
Une vigilance de la douane à saluer
Cet incident met en lumière l’efficacité et la vigilance des agents de la douane, dont le travail quotidien mérite d’être salué. Toutefois, il interpelle également la société STAF sur la nécessité d’un contrôle plus rigoureux des passagers, surtout dans ce contexte d’insécurité que connaît le pays.
Il serait opportun que des dispositifs de surveillance modernes, tels que des caméras installées dans les bus et les gares, soient déployés afin de dissuader les individus mal intentionnés et de faciliter leur identification.
Recommandations à la STAF
L’exigence systématique de la présentation d’une pièce d’identité lors de l’achat des tickets ne relève plus d’une simple recommandation, mais d’une nécessité absolue. Ce que nous avons remarqué à la gare est édifiant : il suffit de souffler un nom au guichet pour obtenir un billet. Une telle légèreté favorise l’anonymat, ouvre la porte aux trafics et complique le travail des autorités.
Cette pratique selon nous, transforme les cars de la société en zones grises où n’importe qui peut voyager sans laisser de trace, au mépris de la sécurité collective. Dans un contexte marqué par l’insécurité et la recrudescence des trafics, continuer à tolérer cette faille revient à fermer les yeux sur une menace évidente.
Il est temps que les sociétés de transport au Burkina Faso assument pleinement leur responsabilité. L’identification des passagers doit devenir une règle intangible, au même titre que le respect du code de la route. Faute de quoi, les cars risquent de se transformer en vecteurs d’illégalité, ternissant l’image d’un secteur déjà fragilisé par l’insécurité.
Il convient de rappeler que la société STAF avait déjà été contrainte à un arrêt temporaire de ses activités pour non-respect récurrent des règles de sécurité routière. Ses services n’ont repris que le 10 mars dernier. Ce nouvel épisode souligne l’urgence d’une réforme interne afin de préserver l’image de cette société de référence dans le transport burkinabè.
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