Le Kenya face au défi colossal du rapatriement de 500 000 ressortissants du Golfe
Le gouvernement kenyan a officiellement lancé une procédure d'urgence pour rapatrier ses citoyens vivant au Moyen-Orient et en Iran. Face à l'escalade des conflits dans la région, le ministère des Affaires étrangères a sollicité, ce jeudi 19 mars, une rallonge budgétaire de 400 millions de shillings (environ 2,5 millions d'euros) auprès du Parlement.
Le défi est immense pour Nairobi, qui a fait de l'exportation de main-d'œuvre (chauffeurs, ouvriers, employés de maison) un pilier de sa politique économique ces dernières années. Aujourd'hui, près d'un demi-million de Kenyans se retrouvent piégés par les combats.
Si le sort des expatriés émeut, la facture, elle, inquiète une partie de la classe politique. L'opposition dénonce une promesse irréaliste au regard des finances du pays.
« Nous n’avons tout simplement pas l’argent. Même les États-Unis ont admis publiquement ne pas avoir les moyens de rapatrier tous leurs ressortissants. Il faut avoir conscience de nos limites ! » — Yussuf Hassan Abdi, député.
Pour mener à bien ce pont aérien, Nairobi compte s'appuyer sur sa compagnie nationale. Kenya Airways a déjà commencé à planifier des vols spéciaux, notamment vers Dubaï, pour amorcer ce qui s'annonce comme l'une des plus grandes opérations de rapatriement de l'histoire du pays.
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