Nigeria : Colère à Abuja contre la nouvelle loi électorale
À un an des élections générales de 2027, la tension monte au Nigeria. Ce lundi 9 février 2026, des centaines de manifestants ont investi les abords de l’Assemblée nationale à Abuja. Leur revendication : une réforme garantissant la transparence absolue du scrutin par la transmission électronique immédiate des résultats.
Bien qu'une nouvelle loi électorale ait été adoptée la semaine dernière, le Sénat a rejeté un amendement crucial. Celui-ci prévoyait l’envoi instantané des données depuis les 176 000 bureaux de vote vers le portail public iRev.
« Ce que nous exigeons, c’est une transmission obligatoire en temps réel. Ce n’est pas trop demander », martèle Chibuike Mgbeahuruike, consultant au Centre pour la démocratie et le développement.
Actuellement, si le transfert se fait en ligne, il accuse des délais que les contestataires jugent propices aux manipulations.
Figure de proue de l'opposition et candidat déclaré pour 2027, Peter Obi (Congrès démocratique africain) s'est joint au rassemblement. Arrivé troisième lors de la présidentielle de 2023, il réclame un processus « transparent de bout en bout » pour restaurer la confiance des électeurs.
Le Nigeria fait face à des défis majeurs pour son prochain rendez-vous électoral :
Face à l'ampleur de la contestation et au tollé général, le Sénat a annoncé la tenue d'une session d'urgence dès ce mardi pour réexaminer les points de discorde de la loi.
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