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Afrique du Sud : Le calvaire de Randfontein face à la terreur des « zama zama »

Auteur: Ivoirematin

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Afrique du Sud : Le calvaire de Randfontein face à la terreur des « zama zama »

À une heure à l’ouest de Johannesburg, le quartier informel de Sporong est devenu un territoire de peur. Autrefois paisible, cette petite communauté de la ville minière de Randfontein est aujourd'hui la cible des « zama zama », ces mineurs clandestins prêts à tout pour déterrer les derniers éclats d'or des mines abandonnées.

Un quotidien rythmé par la violence

Pour les habitants, la vie a basculé en novembre dernier. Caroline, le visage marqué par l’inquiétude, décrit un climat de siège permanent. Les agressions ne sont plus des exceptions, mais une méthode d'intimidation systématique.

  1. Vols et extorsions : Des hommes masqués s'introduisent dans les foyers pour dérober argent, biens matériels et documents d'identité.
  2. Menaces psychologiques : « Si vous n'avez rien, ils menacent de s'en prendre à vos enfants », confie Caroline.
  3. Violences physiques : Les passages à tabac et les fusillades gratuites sont devenus monnaie courante, gâchant jusqu'aux fêtes de fin d'année.

L’or au prix du sang

Le sous-sol de Sporong est riche, et c'est là tout le malheur de ses résidents. Situé à proximité immédiate d'anciennes galeries, le quartier gêne l'activité des orpailleurs.

« Ils veulent nous chasser pour accéder plus facilement à l'or. Alors, ils tirent sur nous », explique Jullian, un habitant.

Si certains mineurs ne cherchent qu'une maigre subsistance, d'autres sont les bras armés de réseaux criminels organisés. Devant une taverne aux vitres encore brisées, Jullian pointe l'endroit où deux personnes ont perdu la vie, fauchées par des tirs aléatoires.

Une communauté délaissée

Face à cette montée de violence, les habitants de Sporong se sentent abandonnés. Thembela, l'un des pionniers du quartier créé il y a dix ans, ne reconnaît plus son foyer : « On s'en sortait, on vivait en paix malgré l'isolement. Aujourd'hui, nous sommes traumatisés. »

Après avoir tenté de se réfugier dans un gymnase municipal, la communauté a été contrainte de retourner dans la zone de danger. Si un poste de police mobile a récemment été installé pour apaiser la colère locale, la méfiance envers les autorités reste profonde dans un pays qui compte plus de 6 000 mines abandonnées, autant de poudrières prêtes à s'enflammer.

Auteur: Ivoirematin
Publié le: Samedi 31 Janvier 2026

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