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Commerce et intégration régionale : Abidjan sonne la mobilisation pour une CEDEAO plus forte et plus compétitive

Auteur: Ivoirematin.com

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Commerce et intégration régionale : Abidjan sonne la mobilisation pour une CEDEAO plus forte et plus compétitive

En marge du Sommet sur l’avenir de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Abidjan accueille, du 3 au 6 mars 2026, une réunion consultative régionale consacrée à l’avenir du commerce, de l’intégration économique et du développement durable en Afrique de l’Ouest.

Durant quatre jours, acteurs institutionnels, représentants du secteur privé et organisations de la société civile planchent sur les voies et moyens d’accélérer la transformation économique de l’espace communautaire. Objectif : recueillir les contributions des différentes parties prenantes, consolider les recommandations issues des consultations nationales et identifier les réformes prioritaires nécessitant une action collective de la CEDEAO.

Les travaux visent notamment à analyser les contraintes transfrontalières qui freinent le commerce, l’industrialisation et le développement durable, à définir des actions régionales urgentes et à affiner des propositions politiques à soumettre au Sommet sur l’avenir de l’organisation.

À l’ouverture des assises, le ministre délégué chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Adama Dosso, a insisté sur la nécessité pour l’Afrique de l’Ouest de rattraper son retard économique. Il a plaidé pour l’achèvement du marché commun de la CEDEAO, l’industrialisation à travers des chaînes de valeur régionales, la mise en place d’infrastructures intégrées, l’amélioration de la gouvernance économique et une meilleure mesure des flux commerciaux.

« La Côte d’Ivoire est prête à assumer sa part de leadership avec une approche inclusive et partenariale. Notre économie a démontré sa résilience et son potentiel de transformation », a-t-il affirmé, proposant quatre chantiers majeurs : la fluidification du commerce et la modernisation des frontières, l’accélération de la transformation locale, la mobilisation de la jeunesse, des femmes et de la diaspora, ainsi que la contribution à la stabilité macroéconomique régionale.

Dans cette dynamique, des objectifs chiffrés ont été avancés : porter la part du commerce intra-CEDEAO d’environ 5,7 % en 2024 à au moins 10 % en 2028 ; doubler d’ici 2030 la part des exportations manufacturières dans les exportations totales ; et réduire d’un tiers, en trois ans, le temps moyen de passage aux principaux postes frontaliers grâce à la digitalisation et aux postes juxtaposés.

Président du Système de libéralisation du commerce de la CEDEAO (Etls) et ancien président de la Commission de l’organisation, Mohamed Ibn Chambas a relevé que le commerce intrarégional demeure inférieur à 15 % selon les chiffres officiels. Il a déploré la dépendance persistante des économies ouest-africaines aux exportations de matières premières et aux importations de biens finis, ainsi qu’au financement extérieur.

Pour lui, l’intégration régionale doit être replacée au cœur du programme de transformation, avec un accent particulier sur l’industrialisation rapide, la création de valeur, le financement agricole, les chaînes d’approvisionnement régionales, la connectivité, la compétitivité numérique et l’emploi des jeunes.

« L’intégration régionale n’est pas seulement une idée, c’est une nécessité pour notre développement collectif. Une Afrique fragmentée ne peut ni s’industrialiser à grande échelle ni peser efficacement dans un système multipolaire », a-t-il souligné, appelant à faire de la CEDEAO, à l’horizon 2035, un marché commun pleinement fonctionnel, doté d’un réseau énergétique et de transport interconnecté, d’une coordination macroéconomique renforcée et d’un espace économique numériquement intégré.

De son côté, le commissaire aux Affaires économiques et à l’Agriculture de la Commission de la CEDEAO, Kalilou Sylla, a salué les réformes engagées sous l’impulsion de Mohamed Ibn Chambas, qui ont permis à l’organisation de passer du statut de secrétariat à celui de commission. Il a également réaffirmé l’opposition ferme de la CEDEAO aux coups d’État, considérés comme des freins au développement et à la stabilité des États membres.

Au terme de ces consultations régionales, les recommandations consolidées devront alimenter les décisions stratégiques du Sommet sur l’avenir de la CEDEAO, avec l’ambition affichée de bâtir un espace communautaire plus intégré, compétitif et résilient face aux chocs externes.

Auteur: Ivoirematin.com
Publié le: Mercredi 04 Mars 2026

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