Affaire Hegseth : le secrétaire américain à la Défense accusé de paris financiers avant l'attaque contre l'Iran
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, se retrouve au centre d'une controverse financière après des révélations sur une tentative d'investissement massif dans le secteur de l'armement juste avant des frappes en Iran. Ce dossier, mêlant soupçons de délit d'initié et démentis formels, interroge la porosité entre haute fonction publique et marchés financiers.
Le Financial Times vient de révéler qu'un intermédiaire agissant pour le compte du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a tenté de placer des capitaux dans le secteur industriel militaire. Cette démarche a eu lieu peu de temps avant l'offensive américano-israélienne contre Téhéran, faisant peser des soupçons de délit d’initié.
Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a qualifié ces allégations d'« entièrement fausses et fabriquées ». Il exige une rétraction immédiate de la part du quotidien britannique. Le secrétaire à la Défense nie tout contact avec BlackRock par l'intermédiaire de ses représentants.
La tentative portait sur le Defense Industrials Active ETF de BlackRock. Ce fonds, lancé en mai 2025, regroupe les principales valeurs industrielles militaires. L'investissement n'a pas abouti pour des raisons de conformité technique chez Morgan Stanley.
Cette affaire s'inscrit dans une surveillance accrue des transactions financières précédant les décisions de Donald Trump. Plusieurs mouvements de capitaux bien synchronisés ont été observés avant des annonces politiques majeures. Les experts s'interrogent sur d'éventuelles fuites d'informations privilégiées au sommet de l'État.
BlackRock a refusé de commenter ces informations. Morgan Stanley n'a pas non plus répondu aux sollicitations de Reuters. L'incertitude demeure sur le degré d’information dont disposait le courtier pour agir au nom de Pete Hegseth.
Le cadre réglementaire américain impose des restrictions strictes sur les investissements des membres du cabinet. Un investissement direct dans un secteur lié aux responsabilités ministérielles constitue un risque éthique majeur.
L’article du Financial Times ne précise pas si le secrétaire à la Défense avait connaissance des démarches de son courtier. Les rumeurs de fuites d'informations affectent désormais la crédibilité des décisions militaires. La Maison-Blanche n'a pas encore publié de communiqué officiel sur ce volet financier.
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