Liban : les frappes israéliennes mercredi ont fait au moins 182 morts et 890 blessés
Les appels diplomatiques se multiplient pour élargir le cessez-le-feu régional au Liban, Israël et les Etats-Unis affirmant que ce pays n'était pas concerné par la trêve. "La poursuite de l'activité militaire au Liban fait peser un grave danger sur le cessez-le-feu (...)", a affirmé, dans un communiqué, le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.
Des secouristes continuent de chercher des victimes sous les décombres jeudi à Beyrouth, au lendemain des frappes israéliennes les plus meurtrières depuis le début de la guerre début mars, au moment où le Liban observe une journée de deuil.
L'armée israélienne a poursuivi ses frappes sur le sud du pays, faisant au moins cinq morts à Abassiyé, un village proche de Tyr, selon la Défense civile.
Les frappes simultanées d'Israël mercredi, menées sans avertissement et qui ont visé le coeur de Beyrouth et plusieurs autres régions du Liban, ont fait 182 morts et 890 blessés, selon un dernier bilan officiel non définitif.
Le Hezbollah de son côté a annoncé avoir bombardé le nord d'Israël dans la nuit, en réaction à sa "violation du cessez-le-feu".
"Cette riposte se poursuivra jusqu'à ce que cesse l'agression israélo-américaine contre notre pays et notre peuple", a ajouté le mouvement pro-iranien, qui n'avait plus revendiqué d'attaques depuis l'annonce de la trêve irano-américaine dans la nuit de mardi à mercredi.
Dans la capitale libanaise, des secouristes fouillent encore les décombres dans deux immeubles visés dans des quartiers résidentiels, selon les équipes de l'AFP.
Une frappe israélienne a visé à l'aube un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, désertée par une grande partie de ses habitants. Un photographe de l'AFP a vu un immeuble entièrement soufflé et un autre à moitié détruit dans le quartier de Chiyah.
Dans le sud, Israël a bombardé à trois reprises, de mercredi à jeudi, les environs d'un pont stratégique dans le sud du Liban, bloquant partiellement la circulation, selon un photographe de l'AFP sur place.
L'armée avait plus tôt fermé ce pont après une "menace israélienne de le prendre pour cible".
Il s'agit du dernier pont reliant le nord et le sud du fleuve Litani dans la région de Tyr, où des milliers de familles sont restées malgré les avertissements d'évacuation lancés par Israël.
Les appels diplomatiques se multiplient pour élargir le cessez-le-feu régional au Liban, Israël et les Etats-Unis affirmant que ce pays n'était pas concerné par la trêve.
"La poursuite de l'activité militaire au Liban fait peser un grave danger sur le cessez-le-feu (...)", a affirmé, dans un communiqué, le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.
Le président français Emmanuel Macron s'est inquiété des frappes au Liban, assurant à ses homologues américain et iranien que leur arrêt constitue la "condition nécessaire" pour que la trêve soit "crédible et durable".
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est dit "indigné par les morts et destructions dévastatrices" provoqués par les frappes israéliennes.
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