CONAKRY – “Acculé” par les avocats de l’État à l’audience de ce lundi 2 mars 2026, l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, a tenté de justifier son train de vie et sa gestion. À la barre de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), le prévenu a rejeté en bloc les accusations de détournement de deniers publics, de corruption et de blanchiment de capitaux. Le face-à-face a été électrique. Mohamed Lamine Bangoura est soupçonné du détournement de 20 milliards de francs guinéens issus du budget de l’institution, ainsi que de l’usage “injustifié” de 1,2 milliard de GNF, selon l’accusation. Au-delà des chiffres, la justice s’interroge sur l’origine de son patrimoine immobilier impressionnant, comprenant des immeubles à Conakry et à Dakar, des terrains à Wonkifong (Coyah), et une propriété en France.