Concours de la Fonction publique : Vincent Toh Bi Irié appelle à des mesures "électrochocs" pour restaurer la confiance
L'ancien préfet d'Abidjan et candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2025, Vincent Toh Bi Irié, est à son tour intervenu dans la polémique autour des concours de la Fonction publique en Côte d'Ivoire, une affaire qui continue de susciter de vives réactions au sein de l'opinion.
Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, il a exhorté les autorités ivoiriennes à prendre des mesures fortes afin de restaurer la confiance des populations dans le système des concours administratifs. Selon lui, cette confiance ne pourra être rétablie à travers de simples communiqués, conférences de presse, déclarations ou démentis.
« Quand on gère une communauté humaine ou un pays, le sentiment d'injustice peut devenir une bombe. Et quand le peuple pense que des situations sont injustes, il est difficile de lui dire le contraire sans prendre de mesure forte. Qui dans ce pays n'a jamais entendu un parent ou un ami dire : "Je cherche l'argent pour le concours de mes enfants" ? », s'est-il interrogé.
Pour Vincent Toh Bi Irié, l'existence de pratiques irrégulières dans les concours est un secret de Polichinelle. Il estime que les plus hautes autorités de l'État ne peuvent ignorer cette réalité.
« Vous qui gouvernez le pays, arrêtez de faire semblant de ne pas savoir ce qui se passe. La politique de l'autruche, qui consiste à mettre la tête dans le sable pour éviter de voir la réalité, est très dangereuse », a-t-il déclaré.
L'ancien préfet soutient également que de nombreux responsables de l'administration, qu'il s'agisse de ministres, de directeurs généraux ou de chefs de service, ont, à un moment ou à un autre, favorisé des proches dans le cadre des concours de la Fonction publique.
Afin de mettre fin à ces pratiques et de rétablir la crédibilité du système, Vincent Toh Bi Irié a rappelé une proposition figurant dans son projet de société. Celle-ci consiste à confier la correction des épreuves écrites à des correcteurs basés dans plusieurs pays francophones.
« Dans notre projet, nous proposons que la Présidence de la République assure le codage des copies des candidats. Les copies codifiées seraient ensuite envoyées dans des pays francophones tels que le Québec, la Belgique, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Djibouti, le Maroc, la Tunisie ou encore l'Algérie pour être corrigées. Les épreuves orales pourraient également être conduites avec l'appui de spécialistes francophones ne subissant aucune influence sociale ou politique en Côte d'Ivoire », a-t-il expliqué.
Selon lui, une telle réforme ne remettrait nullement en cause la souveraineté nationale. Elle viserait plutôt à restaurer la confiance des citoyens envers les institutions publiques, les autorités et les processus de recrutement de la Fonction publique, grâce à des mesures qu'il qualifie d'« électrochocs ».
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.
Se connecter
Commentez avec votre profil, votre photo, et soyez averti des réponses.