Mauritanie : L’ONU reconnaît l'esclavage des Africains comme « crime contre l'humanité »
Le 25 mars 2026, une étape historique a été franchie au siège des Nations Unies. Sous l’impulsion du Ghana, l’Assemblée générale a adopté une résolution qualifiant la traite et l’esclavage racialisé des Africains de « crime le plus grave contre l’humanité ».
Bien que symbolique, ce texte — approuvé par 123 États — met en lumière les racines des inégalités contemporaines. Pour le Secrétaire général de l’ONU, cette reconnaissance est indispensable pour combattre le néocolonialisme et les discriminations structurelles qui frappent encore les descendants des victimes.
Malgré la portée morale du texte, le vote a révélé de profondes fractures au sein de la communauté internationale :
Si l'ONU se penche sur le passé, la réalité de l'esclavage reste un sujet brûlant de brûlante actualité, particulièrement en Mauritanie. Bien que le pays ait officiellement aboli cette pratique le 9 novembre 1981, son éradication complète semble encore lointaine.
Pour pallier l'inefficacité de l'abolition de 1981, le gouvernement mauritanien a durci le ton en 2007 en adoptant une loi criminalisant l'esclavage. Pourtant, le bilan reste amer :
« Malgré l'adoption de plusieurs lois criminalisant cette pratique, l'esclavage arabo-musulman persiste encore en Mauritanie », affirme Guy Samuel Nyoumsi, auteur de l'ouvrage La tragédie muette de l’esclavage en Mauritanie.
La persistance de ces pratiques en Mauritanie rappelle que le combat contre l'esclavage ne se gagne pas seulement dans les hémicycles internationaux, mais par une application stricte du droit sur le terrain.
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