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Prévue ce jeudi 21 mai dans l’État du Tennessee, l’exécution de Tony Carruthers, condamné à mort pour un triple homicide commis en 1994, a finalement été reportée après un incident survenu lors de la procédure d’injection létale.
Âgé de 57 ans, le détenu devait recevoir les substances létales conformément au protocole en vigueur. Si une première perfusion avait été installée par le personnel médical, les médecins n’ont cependant pas réussi à trouver une seconde veine nécessaire à l’exécution.
Selon Maria DeLiberato, avocate du condamné, Tony Carruthers « grimassait et gémissait » pendant les multiples tentatives des médecins. Elle a décrit une scène « horrible » vécue dans la salle d’exécution.
Dans un communiqué, le département correctionnel du Tennessee a confirmé que « l’équipe a tenté d’insérer un cathéter central conformément au protocole, mais la procédure a échoué ». Les autorités ont alors décidé d’annuler l’exécution.
À la suite de cet incident, le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a accordé un sursis d’un an au condamné, qui a déjà passé plus de trois décennies dans le couloir de la mort. Depuis son arrestation, Tony Carruthers continue de clamer son innocence.
L’affaire suscite depuis plusieurs années une vive controverse aux États-Unis. Des organisations de défense des droits civiques, notamment l’ACLU (Union américaine pour les libertés civiles), dénoncent de nombreuses irrégularités judiciaires.
« Son procès a été entaché d’erreurs. Il a été privé d’avocat. Aucune preuve matérielle ne l’incriminait », a affirmé l’organisation, estimant que les témoignages ayant conduit à sa condamnation provenaient d’informateurs aujourd’hui rétractés ou discrédités.
Selon plusieurs médias américains, Tony Carruthers aurait été condamné essentiellement sur la base de témoignages indirects de personnes affirmant l’avoir entendu évoquer les crimes.
Par ailleurs, plus de 130 000 signatures ont été recueillies par l’ACLU afin de demander la suspension de l’exécution et la réalisation de nouvelles analyses ADN et d’empreintes digitales. Malgré cette mobilisation, le gouverneur Bill Lee avait initialement maintenu l’exécution avant que l’échec de la procédure médicale ne conduise finalement à son report.
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