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État d'alerte au Maroc : La CNOPS ciblée par une cyberattaque d'envergure

Auteur: ivoirematin

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État d'alerte au Maroc : La CNOPS ciblée par une cyberattaque d'envergure

Le 10 avril 2026, le groupe de hackers Jabaroot a revendiqué une intrusion massive dans les systèmes de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS). Cette énième fuite de données, diffusée sur Telegram, concernerait plusieurs millions d’adhérents. Bien que les autorités appellent à la prudence, cet incident s'inscrit dans une série noire qui érode le mythe de l'invulnérabilité sécuritaire marocaine.

Une vulnérabilité numérique devenue systémique

Depuis avril 2025, les piliers de l’administration marocaine tombent un à un face aux offensives de Jabaroot :

  1. Institutions touchées : Justice, Conservation foncière, Sécurité sociale, et même la Fédération royale de football.
  2. Le message des hackers : À l’occasion de son premier anniversaire le 8 avril dernier, le groupe — qui se revendique d'origine algérienne — a fustigé des « investissements inefficaces » et des « rapports de sécurité falsifiés », exhortant les citoyens à délaisser les services numériques de l’État.

L'appareil sécuritaire mis à nu

Plus que le vol de données administratives, c'est le déballage de la vie privée des hauts responsables qui fragilise l'État. En août 2025, Jabaroot a publié les coordonnées bancaires et identités de cadres de la DGST, dont Abdellah Rezrazi (contre-espionnage) et Habboub Cherkaoui (antiterrorisme).

Le cas Mohammed Raji

La figure de Mohammed Raji, pilier du renseignement surnommé « Monsieur Écoutes », est au centre du scandale. Les documents exfiltrés révèlent :

  1. Un patrimoine occulte : Des propriétés à Beni Mellal estimées à 2,9 millions d'euros, contrastant avec un salaire officiel de 2 378 euros.
  2. L'ombre de Pegasus : Raji est désigné comme l'architecte de l'usage du logiciel espion israélien au Maroc, impliqué dans la surveillance de dirigeants internationaux (Macron, Sánchez).

Cette crise de confiance est aggravée par la défection de Mehdi Hijaouy, ex-numéro deux de la DGED, actuellement en fuite à l'étranger, dont la famille subit des représailles financières au Maroc.

Une transition royale sous haute tension

Ces cyberattaques surviennent dans un contexte politique de grande fragilité :

  1. Santé du Souverain : Les apparitions de Mohammed VI, affaibli par la maladie, se font rares. Le prince héritier Moulay El Hassan (22 ans) monte en puissance, occupant désormais son propre bureau au cabinet royal.
  2. Guerre des clans : Des sources diplomatiques rapportent des tensions croissantes entre la DGST (Hammouchi) et la DGED (Mansouri) pour le contrôle de la transition.

L'éveil de la "Gen Z 212"

La grogne n'est plus seulement numérique, elle est descendue dans la rue. À l'automne 2025, le décès tragique de huit femmes à l'hôpital d'Agadir a catalysé la naissance du mouvement Gen Z 212.

Le bilan de la contestation :
  1. Mobilisation : Plus de 200 000 sympathisants coordonnés sur Discord.
  2. Répression : 3 morts, 1 500 poursuites judiciaires et des peines allant jusqu'à 15 ans de prison.
  3. Réponse royale : Un plan d'urgence de 13 milliards d'euros injectés dans la santé et l'éducation pour calmer le jeu avant les législatives de septembre 2026.

Conclusion : Le crépuscule du secret

Le retour en force de Jabaroot en 2026 confirme que le Maroc fait face à une "tempête parfaite". Entre hacktivisme politique et règlements de comptes internes, le futur roi Moulay Hassan s'apprête à hériter d'un pays où le secret d'État semble s'être dissous dans le flux continu des réseaux sociaux.

Le Maroc de 2026 est désormais un État à découvert.

Auteur: ivoirematin
Publié le: Lundi 13 Avril 2026

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