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ONU : la candidature de Macky Sall secoue l’Union africaine, Kigali et Bujumbura à couteaux tirés

Auteur: Ivoirematin.com

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ONU : la candidature de Macky Sall secoue l’Union africaine, Kigali et Bujumbura à couteaux tirés

La bataille diplomatique autour de la désignation d’un candidat africain au poste de secrétaire général de l’ONU prend une nouvelle tournure. Lundi 30 mars, le Rwanda est revenu à la charge, ravivant une vive controverse avec le Burundi et exposant au grand jour les fractures au sein de l’Union africaine (UA).

Au cœur du différend : la tentative d’appui continental à l’ancien président sénégalais Macky Sall, finalement avortée après l’opposition d’une vingtaine de pays africains. Kigali, qui figure parmi les États ayant bloqué le processus, dénonce une démarche jugée irrégulière et contraire aux textes en vigueur.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a une nouvelle fois haussé le ton. Dans une déclaration publiée sur le réseau X, il a insisté sur la nécessité de respecter scrupuleusement les règles encadrant les candidatures africaines au sein des instances internationales. Pour lui, aucune initiative ne peut prospérer en dehors du cadre légal établi par l’organisation continentale.

Dans son argumentaire, Kigali rappelle que les procédures ne datent pas d’hier. Elles reposent notamment sur une résolution héritée de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1985, puis consolidée en 2006 avec la mise en place d’un comité ministériel chargé d’examiner les candidatures africaines.

Selon les autorités rwandaises, deux étapes clés auraient été ignorées dans ce dossier : l’étude préalable par ce comité spécialisé et la validation par le Conseil exécutif de l’UA, censée intervenir par consensus ou à défaut par une majorité qualifiée. Kigali pointe également du doigt l’utilisation d’un mécanisme de validation accélérée — la procédure dite du silence — jugé inadapté pour une décision d’une telle portée.

En face, le Burundi ne l’entend pas de cette oreille. Son représentant auprès de l’UA, Willy Nyamitwe, avait déjà réagi quelques jours plus tôt, rejetant les critiques rwandaises. Il avait défendu la régularité du processus, qualifiant les accusations de Kigali d’exagérées et déconnectées des pratiques habituelles de l’organisation.

Pour Bujumbura, le recours à la procédure du silence est courant dans le fonctionnement de l’UA. Sa remise en cause par certains États ne traduirait pas une crise institutionnelle, mais plutôt un désaccord politique classique entre membres.

Le diplomate burundais avait par ailleurs soutenu l’action du président en exercice de l’UA, Évariste Ndayishimiye, estimant qu’il avait agi dans le strict respect de ses prérogatives.

Cet échange musclé illustre les divergences profondes entre États africains sur l’interprétation des règles communes. Il met surtout en lumière les difficultés persistantes du continent à parler d’une seule voix sur la scène internationale, comme en témoigne l’échec à fédérer un consensus autour d’une candidature unique pour l’ONU.

Auteur: Ivoirematin.com
Publié le: Mardi 31 Mars 2026

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