Ghana : Accra saisit l’ambassade de Russie après le scandale des vidéos intimes filmées à l’insu de jeunes femmes
Un vif émoi secoue actuellement le Ghana après la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos intimes montrant des jeunes femmes ghanéennes filmées à leur insu par un ressortissant étranger présenté comme de nationalité russe. L’affaire, devenue virale en quelques heures, a pris une tournure diplomatique avec l’implication officielle de l’ambassade de Russie à Accra.
Selon les premières informations relayées par les autorités ghanéennes, l’individu utilisait un dispositif dissimulé pour enregistrer des relations privées sans le consentement des femmes concernées. Les extraits étaient ensuite diffusés en ligne, tandis que les versions complètes étaient proposées sur des plateformes privées à caractère payant.
Face à l’indignation nationale, le gouvernement ghanéen a rapidement réagi. Le ministre de la Communication et des Technologies numériques a convoqué le représentant diplomatique russe afin d’obtenir une coopération dans l’identification et la poursuite du suspect, qui aurait quitté le territoire. Accra envisage également de solliciter l’appui d’Interpol et d’engager une procédure d’extradition.
Les autorités rappellent que la législation ghanéenne en matière de cybersécurité et de protection de la vie privée est particulièrement stricte. La captation et la diffusion de contenus intimes sans consentement constituent des infractions passibles de lourdes peines de prison, pouvant aller jusqu’à plusieurs décennies.
Au-delà de l’aspect judiciaire, l’affaire suscite un débat de société sur la protection des femmes, le consentement et les dérives liées à l’exploitation numérique de l’image. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses voix dénoncent une atteinte grave à la dignité des victimes et appellent à des sanctions exemplaires.
La dimension internationale du dossier reste toutefois délicate. La Russie extrade rarement ses ressortissants, ce qui pourrait compliquer toute procédure judiciaire engagée par Accra si le suspect se trouve actuellement hors du pays.
Par ailleurs, des signalements non confirmés évoquent des faits similaires dans d’autres pays africains, ce qui pourrait élargir l’enquête à une échelle régionale.
En attendant, l’opinion publique ghanéenne maintient la pression sur les autorités pour que justice soit rendue et que les victimes obtiennent réparation dans une affaire qui met une nouvelle fois en lumière les défis posés par la criminalité numérique et la protection de la vie privée à l’ère des réseaux sociaux.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.