Présidentielle 2025 : Le ministère de la Justice récuse les accusations d’Amnesty International
Le gouvernement ivoirien passe à l'offensive. Par la voix de son directeur des droits de l’Homme, Delbé Zirignon Constant, le ministère de la Justice a fermement démenti les allégations d'Amnesty International concernant des détentions jugées arbitraires suite au scrutin d'octobre 2025.
Contestant le rapport de l’ONG publié le 10 mars 2026, le ministère précise que les condamnations prononcées ne sont pas le fruit de l'arbitraire.
L’un des points les plus sensibles du communiqué concerne le traitement des femmes enceintes en milieu carcéral. Le ministère rejette l'idée de conditions de détention inadaptées et oppose ses chiffres à ceux de l'ONG :
« Depuis le début de l’année 2025, 15 femmes enceintes ont été incarcérées pour diverses infractions. Cinq ont déjà accouché et toutes bénéficient d'un suivi médical et social rigoureux. »
M. Zirignon s'étonne par ailleurs de la "fixation" d'Amnesty International sur seulement trois cas spécifiques, alors que huit femmes enceintes sont actuellement détenues dans le pays. Il dénonce un traitement différencié qu'il qualifie de discriminatoire envers les autres détenues dans la même situation.
Pour le ministère de la Justice, les critiques d'Amnesty International relèvent davantage du "jugement de valeur" que de la réalité juridique. L'État ivoirien réaffirme ainsi l'indépendance de ses institutions judiciaires face aux pressions extérieures.
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