Bobi Wine : « Je suis en fuite » — L'opposant ougandais appelle à la résistance
Une semaine après la proclamation de la victoire de Yoweri Museveni, l'Ouganda s'enfonce dans une crise politique majeure. Dans un entretien exclusif accordé à RFI, Bobi Wine, principal candidat de l'opposition, rejette catégoriquement les résultats officiels et dénonce un régime de terreur.
Un leader traqué, une famille assiégée
L’ancien chanteur devenu homme politique ne mâche pas ses mots : il se considère aujourd'hui comme un homme pourchassé.
Sécurité précaire : Bobi Wine affirme être en fuite pour échapper à l'armée.
Siège domestique : Sa famille est encerclée par les forces militaires, privée de liberté de mouvement et de ravitaillement alimentaire.
Répression sanglante : L'opposant évoque un « massacre silencieux », mentionnant la mort de plus de 100 personnes et l'arrestation arbitraire de ses cadres, dont trois vice-présidents du NUP (National Unity Platform).
Fraudes massives et déni de justice
Bobi Wine récuse les accusations de « terrorisme » portées par le pouvoir et contre-attaque sur le terrain de la légitimité électorale.
Preuves de fraude : Il affirme détenir des dizaines de vidéos montrant des agents de l'État pré-cochant des bulletins pour Museveni.
Défiance judiciaire : Contrairement aux usages, il refuse de saisir la Cour Suprême. Pour lui, la justice ougandaise est totalement inféodée au président sortant : « Notre espoir n'est pas dans les tribunaux, mais dans le peuple », martèle-t-il.
La stratégie : Désobéissance et pression internationale
Face à ce qu'il qualifie de hold-up électoral, l'opposant esquisse sa feuille de route :
Action intérieure : Il appelle à la désobéissance civile et à des manifestations non-violentes. L'objectif est de paralyser le régime par la créativité et la pression populaire, sans attendre les prochaines échéances électorales de 2031.
Appel à l'Afrique : Il exhorte les oppositions du continent à s'unir et à s'inspirer mutuellement pour renverser les dictatures.
Réprimande à l'Occident : Bobi Wine dénonce un « deux poids, deux mesures » de la part de la communauté internationale. Il qualifie de « racisme » la complaisance envers les dictateurs africains alors que des régimes comme celui de Loukachenko (Bélarus) sont fermement condamnés.
« Le standard de démocratie en Afrique doit être le même qu'en Europe. Coopérer avec des dictateurs qui coupent Internet et tirent sur leur peuple est inacceptable. » — Bobi Wine
Auteur: Ivoirematin Publié le: Samedi 24 Janvier 2026
Soyez courtois. Pas de messages agressifs ou insultants.
Pas de messages inutiles, répétitifs ou hors-sujet.
Pas d'attaques personnelles. Critiquez les idées, pas les personnes.
Contenu diffamatoire, vulgaire, violent ou sexuel interdit.
Pas de publicité ni de messages entièrement en MAJUSCULES.
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter ou TikTok pour l'afficher automatiquement.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter ou TikTok pour l'afficher automatiquement.