Mali : un agent français condamné à 20 ans de prison, symptôme d’une obsession antifrançaise
Ce membre de la DGSE, détenu depuis près d’un an à Bamako, est accusé par la junte au pouvoir de « tentative de déstabilisation ». La décision judiciaire pourrait paradoxalement ouvrir la voie à sa libération.
Vingt ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Cette lourde peine a été prononcée au début du mois à l’issue d’un procès à huis clos contre Yann V., agent de la DGSE en poste à l’ambassade de France à Bamako. À Paris, les accusations sont jugées « sans fondement », la procédure dénoncée comme une violation de la convention de Vienne, et tous les canaux diplomatiques activés pour obtenir une « issue rapide ». Le Quai d’Orsay rappelle que l’agent, qui était dûment enregistré auprès des autorités locales, « menait une mission de coopération sécuritaire » et assure que « la France n’a participé, directement ou indirectement, à aucune entreprise de déstabilisation du Mali ». Au-delà de la décision de justice, cette condamnation consacre l’installation d’un narratif politique où la France est devenue l’ennemi central.
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