Au Nigeria, la cour martiale se prépare à juger 36 officiers accusés de tentative de coup d’Etat en 2025
Alors que la tension monte à Abuja, la cérémonie d’inauguration de la cour martiale marque une étape-clé avant le procès très attendu des officiers accusés de tentative de putsch.
La « mise en place » de la cour martiale nigériane chargée de juger les officiers accusés d’avoir fomenté un coup d’Etat déjoué en 2025est en cours, a affirmé, vendredi 24 avril, à l’Agence France-Presse (AFP) un porte-parole de l’armée, les juges devant prêter serment sous peu. Trente-six officiers accusés ont été conduits, vendredi matin, dans un centre militaire de la capitale, Abuja.
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Le gouvernement avait dans un premier temps nié l’existence de cette prétendue tentative de putsch à la fin de 2025, avant d’annoncer en janvier qu’il avait déjoué un plan visant à renverser le gouvernement.
S’il avait abouti, il aurait mis fin à un quart de siècle de démocratie dans le pays le plus peuplé d’Afrique. « L’inauguration est en cours », a déclaré le général de division Samaila Uba à l’AFP dans un SMS, ajoutant qu’il s’agissait d’une « cérémonie officielle qui s’achèvera par la prestation de serment des juges ».
Mercredi, dans une procédure distincte, six hommes ont plaidé non coupable d’accusations de trahison et de terrorisme après l’ouverture de leur procès devant la Haute Cour d’Abuja, pour cette même tentative de coup d’Etat. Ces six hommes sont accusés d’avoir conspiré « entre eux pour faire la guerre contre l’Etat afin d’intimider le président de la République fédérale », selon des documents du dossier consultés par l’AFP.
Ils sont poursuivis également pour avoir eu connaissance des intentions du colonel Mohammed Alhassan Ma’aji et d’autres de « commettre un acte de trahison » sans en informer les autorités. M. Ma’aji a été désigné dans de précédents articles de la presse nigériane comme le « cerveau » du complot.
Les six accusés comparaissant devant la Haute Cour sont aussi soupçonnés d’avoir planifié de « commettre un acte de terrorisme » et d’avoir « indirectement », mais « en toute connaissance de cause », apporté un « soutien » à M. Ma’aji « et à d’autres pour commettre un acte de terrorisme ».
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