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Quelques heures après l’annonce de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), Fabrice Lago, plus connu sous le pseudonyme de Steve Beko, est revenu à la charge contre l’ex-président de l’institution, Ibrahime Kuibiert-Coulibaly.
Dans une publication diffusée ce vendredi 8 mai 2026, le cadre du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) répondait au chroniqueur de la NCI, Al Amine Fofana, qui avait présenté Ibrahime Kuibiert-Coulibaly comme « une grande figure injustement attaquée » et « un technicien brillant victime de critiques politiques ».
Une lecture totalement rejetée par Fabrice Lago, qui estime que l’ancien patron de la CEI ne peut être dissocié du bilan controversé de l’institution électorale ivoirienne.
« Une institution performante ne se dissout pas. Une institution crédible ne disparaît pas ainsi. Une institution qui inspire confiance ne s’effondre pas », a martelé Steve Beko, estimant que cette dissolution vient confirmer les critiques longtemps formulées par l’opposition ivoirienne.
Pour le proche de Laurent Gbagbo, le débat autour de la CEI dépasse les considérations émotionnelles ou personnelles.
« Le débat n’est pas émotionnel. Il est institutionnel », a-t-il insisté.
Poursuivant sa charge, Fabrice Lago a accusé certains intellectuels ivoiriens de « confondre CV et bilan », visant directement les soutiens de l’actuel président du Conseil d’État.
S’il reconnaît à Ibrahime Kuibiert-Coulibaly des qualités académiques et techniques, Steve Beko estime toutefois que celles-ci n’ont jamais permis de restaurer la confiance autour de la CEI.
« Diriger la CEI, ce n’est pas briller dans des conférences. C’est produire de la confiance et de la compétence », a-t-il affirmé.
Selon lui, sous la présidence de Kuibiert-Coulibaly, la CEI est demeurée « l’une des institutions les plus contestées du pays », notamment en raison des critiques récurrentes de l’opposition sur le manque d’équilibre de l’organe électoral et les suspicions autour du fichier électoral.
En conclusion, Fabrice Lago estime que l’ancien président de la CEI dispose certes « d’un CV solide », mais que cela ne suffit pas à effacer les contestations qui ont marqué son passage à la tête de l’institution chargée des élections en Côte d’Ivoire.
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