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Boko Haram, un mouvement insurrectionnel né au Nigeria en 2009, a par la suite gagné du terrain dans les nations voisines, y compris le Tchad. Des îlots disséminés à travers la région du lac Tchad servent de refuge aux membres du groupe djihadiste ainsi qu'à son aile sécessionniste, l'État Islamique en Afrique de l'Ouest, qui mènent fréquemment des attaques contre les troupes tchadiennes.
Boko Haram ne dispose plus de « aucun refuge sur le sol tchadien ». Le mardi 18 février, l'armée du Tchad a déclaré avoir terminé sa contre-offensive contre le groupe terroriste Boko Haram dans la zone du lac Tchad, située à l'ouest du pays.
Actuellement, Boko Haram ne dispose d'aucun refuge sur le sol du Tchad. « L'ensemble des lignes de front et les bases arrière de ces terroristes ont été gérées simultanément et avec efficacité par les opérations aériennes et terrestres », a déclaré le général Chanane Issakha Acheik lors d'une conférence de presse à l'État-major général des armées.
Selon le porte-parole de l'armée, cette opération, aussi appelée Haskanite, a conduit à la perte de 24 soldats tchadiens, trois civils et « 297 terroristes », tout en faisant état de 41 blessés.
Actuellement, Boko Haram ne dispose d'aucun refuge sur le sol du Tchad. « L'ensemble des lignes de front et les bases arrière de ces terroristes ont été gérées simultanément et avec efficacité par les opérations aériennes et terrestres », a déclaré le général Chanane Issakha Acheik lors d'une conférence de presse à l'État-major général des armées.
Selon le porte-parole de l'armée, cette opération, aussi appelée Haskanite, a conduit à la perte de 24 soldats tchadiens, trois civils et « 297 terroristes », tout en faisant état de 41 blessés.
Des attaques répétées
En mars 2020, l'armée a connu ses pertes humaines les plus importantes jamais enregistrées suite à une attaque du groupe djihadiste sur une base militaire située autour du lac Tchad. Une centaine d'individus avaient perdu la vie.
Vers la fin d'octobre 2024, une autre attaque menée par Boko Haram contre une base dans la même région avait causé la mort d'une quarantaine de soldats tchadiens, selon le compte officiel à N'Djamena - qui n'est pas inclus dans le bilan de la riposte. Un autre épisode similaire a eu lieu à la mi-novembre, faisant 15 soldats tchadiens décédés.
Dans le but de « neutraliser la menace que représente Boko Haram », le président Mahamat Idriss Déby Itno avait alors opté pour une riposte dans la province du Lac.Le président a déclaré l'avoir « dirigée personnellement » pendant une durée de deux semaines.
Mahamat Idriss Déby Itno avait également exprimé son indignation face à la « léthargie » de la Force Mixte Multinationale (FMM, coalition des forces armées du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun) dans leur lutte contre Boko Haram. Il avait aussi menacé à maintes reprises de retirer le Tchad de cette alliance.
En mars 2020, l'armée a connu ses pertes humaines les plus importantes jamais enregistrées suite à une attaque du groupe djihadiste sur une base militaire située autour du lac Tchad. Une centaine d'individus avaient perdu la vie.
Vers la fin d'octobre 2024, une autre attaque menée par Boko Haram contre une base dans la même région avait causé la mort d'une quarantaine de soldats tchadiens, selon le compte officiel à N'Djamena - qui n'est pas inclus dans le bilan de la riposte. Un autre épisode similaire a eu lieu à la mi-novembre, faisant 15 soldats tchadiens décédés.
Dans le but de « neutraliser la menace que représente Boko Haram », le président Mahamat Idriss Déby Itno avait alors opté pour une riposte dans la province du Lac.Le président a déclaré l'avoir « dirigée personnellement » pendant une durée de deux semaines.
Mahamat Idriss Déby Itno avait également exprimé son indignation face à la « léthargie » de la Force Mixte Multinationale (FMM, coalition des forces armées du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun) dans leur lutte contre Boko Haram. Il avait aussi menacé à maintes reprises de retirer le Tchad de cette alliance.
Retrait des troupes françaises
Créant une onde de choc, le Tchad avait déclaré en décembre dernier l'arrêt unilatéral des accords militaires avec la France, exigeant un départ immédiat des forces françaises stationnées sur son sol. À la mi-janvier, Paris avait déjà restitué deux bases militaires. De plus, en décembre, le ministère français des Armées avait annoncé le retrait de ses chasseurs stationnés au Tchad.
Selon des informations provenant de sources militaires tchadiennes, en février, ce sont des formateurs turcs qui ont été envoyés au Tchad, principalement pour enseigner à l'armée tchadienne comment utiliser les drones récemment acquis par N'Djamena, plutôt que d'être des Français.
Créant une onde de choc, le Tchad avait déclaré en décembre dernier l'arrêt unilatéral des accords militaires avec la France, exigeant un départ immédiat des forces françaises stationnées sur son sol. À la mi-janvier, Paris avait déjà restitué deux bases militaires. De plus, en décembre, le ministère français des Armées avait annoncé le retrait de ses chasseurs stationnés au Tchad.
Selon des informations provenant de sources militaires tchadiennes, en février, ce sont des formateurs turcs qui ont été envoyés au Tchad, principalement pour enseigner à l'armée tchadienne comment utiliser les drones récemment acquis par N'Djamena, plutôt que d'être des Français.
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