Saisie spectaculaire: les États-Unis s’emparent d’un pétrolier russe protégé par un sous-marin
À la faveur d’une opération discrète mais hautement médiatisée, les États-Unis ont saisi un pétrolier battant pavillon russe, relançant tensions et débats juridiques. Selon des sources concordantes, le navire, traqué depuis plusieurs jours, circulait dans l’Atlantique, au cœur de la zone économique exclusive de l’Islande. L’épisode s’est déroulé sous le regard attentif d’escortes russes, parmi lesquelles figurait un sous-marin.
Les autorités américaines évoquent une coordination étroite entre la Justice, la Sécurité intérieure et l’appareil militaire. Sur X, le commandement américain pour l’Europe a confirmé la saisie du navire pour violation de sanctions. La manœuvre s’est jouée dans un détroit stratégique reliant Royaume-Uni, Islande et Groenland, où transitent des flux énergétiques de premier plan.
Un point a particulièrement retenu l’attention des observateurs: la présence d’une escorte russeorganisée, incluant un bâtiment submersible, signe d’une volonté d’afficher une protection crédible. Cette configuration a accru la sensibilité opérationnelle et nourri le risque de frictions imprévues.
Le navire, anciennement connu sous le nom de Bella‑1, était initialement lié au Venezuela. Il a obtenu le 24 décembre une « autorisation provisoire » lui permettant de naviguer sous pavillon russe. Plusieurs autres pétroliers ex‑vénézuéliens ont récemment suivi une trajectoiresimilaire, brouillant davantage la cartographie des propriétés réelles.
Selon des sources proches du dossier, les autorités américaines avaient déjà tenté une interception en décembre. Le navire a par ailleurs été sanctionnéen 2024 pour des liens présumés avec l’Iran et le Hezbollah, ce qui en faisait une cible prioritaire des dispositifs de contrôle.
Moscou dénonce une utilisation de la force contraire à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Le ministère russe des Transportsrappelle que la haute mer est régie par la liberté de navigation, sous réserve de l’immatriculation régulière et de la juridiction de l’État du pavillon. Le débat oppose ainsi le prisme des sanctions extraterritoriales et celui de l’ordre maritime international.
« En haute mer, s’applique le régime de liberté de navigation », martèle la Russie, accusant Washington de s’être arrogé une prérogative non prévue par le droit international.
Londres affirme avoir fourni un soutien opérationnel planifié aux forces américaines, en réponse à une demande formelle d’assistance. Cette implication rappelle le caractère coalitionnel de certaines opérations maritimes, notamment face aux réseaux d’évasion de sanctions.
Commentaires (0)
Participer à la Discussion
Règles de la communauté :
💡 Astuce : Utilisez des emojis depuis votre téléphone ou le module emoji ci-dessous. Cliquez sur GIF pour ajouter un GIF animé. Collez un lien X/Twitter, TikTok ou Instagram pour l'afficher automatiquement.