
La localité de Kassela se trouve aux portes de Bamako, à environ trente kilomètres de la capitale malienne. C'est là que les automobilistes arrivant par la route de Ségou paient leur droit d'entrée dans la capitale.
Le péage de Kassela a été attaqué lundi dans la soirée en même temps que le poste de la protection civile de Markakongo, à environ 80 km de Bamako, dans la même région de Koulikouro. Dans les deux cas, des témoins parlent d'assaillants venus à moto.
Selon des sources sécuritaires et selon les témoignages d'habitants de ces deux localités, deux personnes ont été tuées à Kassela : le gardien du péage et un agent des eaux et forêts, dont le camp se trouve juste à côté, et dont certains éléments armés auraient même tenté une riposte.
À Markakongo, les premiers témoignages faisaient état de quatre morts, les autorités ont finalement confirmé cinq personnes tuées, dont deux membres de la protection civile.
« Dans la nuit du 2 au 3 janvier [...] aux environs de 21h, le poste de secours routier de la protection civile de Markacoungo, sur l'axe Bamako-Ségou, a été attaqué par des individus armés non identifiés », a indiqué le ministère dans un communiqué, précisant que le bilan était de cinq morts, dont deux pompiers et un blessé.
Plusieurs véhicules et un bâtiment de la protection civile ont été incendiés, et un véhicule d'intervention des sapeurs-pompiers a été emporté par les assaillants.
Le communiqué publié mardi soir par le ministère de la Sécurité ne fait en revanche pas mention de l'attaque du péage de Kassela. Sollicités par RFI, ni le ministère malien de la Sécurité, ni l'armée malienne n'ont souhaité apporter de précisions.
Le Jnim avait revendiqué l'attaque kamikaze du camp militaire de Kati, en juillet, au cours de laquelle un soldat malien avait péri. À une dizaine de kilomètres de Bamako, le camp de Kati est le fief des cinq colonels à l'origine du coup d'État d'août 2020, aujourd'hui au pouvoir.
0 Commentaires
Participer à la Discussion
Commentez cet article