
La société kenyane OkHi propose professionnels logistique service d'adressage physique, géolocalisation photo domicile référencé.
La société kenyane OkHi propose aux professionnels de la logistique un service d'adressage physique, avec la géolocalisation et la photo de chaque domicile référencé. - Photo « Les Echos »
Un classement des 100 premières start-up africaines de MyafricanStartUp doit servir de vitrine. La première édition de ce palmarès fait la part belle aux pays anglophones.
L'Afrique s'éveille aux start-up, mais manque de fonds pour les financer. Si les jeunes pousses s'y montrent particulièrement innovantes, les investisseurs sont encore réticents à miser sur elles, soit par méconnaissance, soit par frilosité. Pour briser ce cercle, un entrepreneur camerounais installé en France, Christian Kamayou, a décidé de publier un palmarès des 100 start-up africaines dans lesquelles investir. Ce startuppeur, fondateur de Financetesetudes.com, un courtier en ligne pour obtenir des prêts étudiants, a lui-même reçu le soutien de business angels de renom : Xavier Niel, Marc Simoncini et Jacques-Antoine Granjon.
« Il manque des Xavier Niel en Afrique. Les financements vont plutôt vers les grands projets d'infrastructures ou, à l'inverse, vers le microcrédit, affirme Christian Kamayou. Et, dans le même temps, les start-up africaines souffrent d'un déficit de notoriété. »
L'innovation avant tout
Pour pallier ces deux faiblesses, il crée MyAfricanStartUp. Il réunit un jury avec des représentants de son ancienne école, HEC, qui a incubé son projet, du cabinet d'avocats américain Orrick, du fonds d'investissement africain ECP, de l'agence de communication 35°N, de la plate-forme de financement Lelapa Fund et de partenaires privés, Air France et CFAO. Ce jury réduit peu à peu une liste de 800 start-up identifiées sur tout le continent à un « chiffre symbolique » de 100. Avec trois critères principaux : l'innovation (soit technologique, soit servicielle), un chiffre d'affaires inférieur au million d'euros et un âge inférieur à cinq ans.
Outlierz, un nouveau fonds dédié aux start-up africaines
« S'il y a peu d'investisseurs en Afrique, c'est aussi parce qu'ils ont besoin d'être accompagnés. Ils ne savent pas toujours comment aborder le marché, souligne Christian Kamayou. Nous avons donc agi comme un filtre pour eux. »
Un exemple illustre ce que le jury a recherché : la société kenyane OkHi. Celle-ci crée un nouveau type d'adressage physique. A partir de la géolocalisation du mobile et d'une photo du domicile prise avec ce même mobile, la start-up crée une base de données qui sert ensuite aux professionnels de la logistique, pour les livraisons par exemple. « C'est typiquement le genre de sociétés que l'on recherche : elle crée un service innovant, qui va irriguer tout l'écosystème. Et son concept est "scalable" sur tout le continent », affirme Christian Kamayou.
De grandes tendances se dégagent de ce premier palmarès. A commencer par la domination de l'Afrique anglophone. Les deux tiers des start-up sélectionnées viennent de pays anglophones. Kenya, Nigeria et Afrique du Sud reviennent le plus, de même que le Ghana, le Rwanda ou l'Ouganda. En Afrique du Nord, le Maroc parvient à tirer son épingle du jeu. Mais l'Afrique francophone est plus à la peine, malgré la présence de représentants de la Côte d'Ivoire, du Cameroun ou du Sénégal.
Des secteurs variés
Les secteurs représentés sont très divers, des fintech au e-commerce, en passant par l'éducation, les transports (le sud-africain WizzPass, qui dématérialise les tickets de parking), ou encore l'agriculture (le nigérien Tech-Innov, qui permet aux agriculteurs de déclencher l'arrosage de leurs cultures à distance). On y trouve même des studios de jeux vidéo (le camerounais Kiro'o Games ou le ghanéen Leti Arts, qui veut redonner vie aux super-héros africains), des projets purement technologiques (le sénégalais SenTrust dans l'authentification en ligne) ou des entreprises à visée sociale, comme le sud-africain Lumkani, qui développe des détecteurs d'incendie intelligents à destination des bidonvilles.
Classement MyAfricanstartUp, par ordre alphabétique
Access.Mobile
Africa 118
Africa Courier Express
Africab
Afrimalin
Afrimarket
Afrostream
AirShop
Andela
Ared
Asoriba
Bassita
BiNu
Bongolive
Brainshare
BRCK
Carmine
Chalkboard Education
Cheetah Car
Chura
Clinic Master
Dabadoc
DeliveryBros
Domestly
Enda Sportswear
Esoko
Facilyo
FarmDrive
FasoSoap
Fenix International
Fidel
GiftedMom
Giraffe
GoMetro
Gomyway
GreenChar
HealthQ
Helvetic Solar Contractor
Himore Medical
iCow
Infinity Space
Instabug
InterShip UG
Iroko Partners
Jobartis
Jobberman
Jokkosanté
Jwebi
KASI Insights
Kerawa
Kiro'o Games
Konga
Kwanza Online
Leti Arts
Lik
Lumkani
M-Farm
M-Kopa
M-Pedigree
Mergims
Mescadeaux
M-Louma
Modisar
Mozambikes
mPharma
M-MuZiik
MyQ
Nicademia
OkHi
OuiCarry
Paga
Paydunya
Project Isizwe
Qelasy
SafeBoda
Save&Buy
SendOut
Sendy
Sentrust
Sheaply
Sleepout
Snapscan
Sortd
SunCycles
Sweepsouth
Tech-Innov
TotoHealth
TripAfrique
Tuteria
Twiga Foods
VeriCampus
VugaPay
Vula Mobile
Wallettec
Wefarm
WizzPass
Wuzzuf
YeelenPix
Yenni
ZirooPay
Zoona
Présentation de toutes les start-up sur www.myafricanstartup.comEn savoir plus sur https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/idees-de-business/0211809076032-myafricanstartup-dresse-le-hit-parade-des-start-up-du-continent-306438.php?0rqLOrat2M80i7eE.99
0 Commentaires
Participer à la Discussion
Commentez cet article