
On vote ce mercredi à Madagascar pour le premier tour de l'élection présidentielle : 36 candidats sont en lice, dont quatre ex-présidents, trois anciens ministres, des pasteurs, un chanteur. Mais la bataille se joue réellement entre trois hommes, tous anciens présidents : Marc Ravalomanana, Andry Rajoelina et Hery Rajaonarimampianina. Une élection test pour ce pays régulièrement secoué par des crises post-électorales.
Coup d'Etat, tentative de destitution, démission, les 15 dernières années auront été ponctuées de crises politiques. Marc Ravalomanana, tout d'abord, lâché par l'armée et contraint de démissionner. Andry Rajoelina ensuite qui se voit confier les « pleins pouvoirs » par l'armée, mais se retrouve isolé par la communauté internationale qui dénonce un « coup d'Etat » et qui ne pourra se présenter à l'élection de 2013. Enfin, Hery Rajaonarimampianina, qui lui succède par les urnes, mais qui aura à faire face à plusieurs tentatives de destitution.
Autant de crises politiques qui ont sérieusement retardé le développement du pays, dont 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté selon la Banque mondiale.
Les observateurs nationaux et internationaux espèrent que cette élection sera crédible et transparente, qu'il y aura participation importante afin d'apporter la légitimité nécessaire au vainqueur pour qu'il puisse gouverner sans être remis en cause, et surtout ancrer le pays dans la démocratie.
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