
En premier lieu par le Premier ministre qui, en plus de son discours (livré en anglais, langue de travail de la majorité des hommes d’affaires présents dans la salle), s’est prêté aux questions des participants.

Juste après lui, les ministres Siandou Fofana (Tourisme et Loisirs), Souleymane Diarrasouba (Commerce et Industrie), Esmel Essis (Promotion de l’investissement et Développement du secteur privé), Danho Paulin (Promotion des sports et Développement de l’économie sportive) et Roger Adom (Économie numérique, Télécommunications et Innovation) ont, chacun, brièvement, présenté les déclinaisons de «Une Côte d’Ivoire solidaire» dans leur département.
Tous ont rejoint le Premier ministre Patrick Achi dans son appel: « Venez investir en Côte d’Ivoire, nous avons les meilleurs atouts, une grande volonté politique, une administration et un État prêts à vous accompagner ». Appel que la ministre d’État Kandia Camara reprendra, dans son exposé (en anglais aussi), par « We are waiting for you ».
La Côte d’Ivoire de demain, celle qui offrira quelque huit millions d’emplois à l’orée 2030 et pour laquelle les investisseurs sont invités à jouer une partition, a été bâtie depuis dix ans. « Depuis 2011, le Président de la République, SEM. Alassane Ouattara, a engagé d’importantes réformes structurelles et sectorielles pour améliorer l’environnement des affaires et faire de la Côte d’Ivoire, avec une célérité saluée par la communauté internationale, cette locomotive africaine lancée à pleine vitesse », a dit le Premier ministre.
Ces réformes ont pour noms, nouveau code des investissements; nouveau code minier, pétrolier ou forestier ; mise en place du Guichet unique de formalités des entreprises ou du guichet unique du commerce extérieur ; mise en place d’une justice commerciale efficace ; cadre légal pour les Partenariats public-privé, etc.
« Ce ne sont là que quelques-unes des 85 réformes qui ont permis à la Côte d’Ivoire de devenir l’une des économies les plus dynamiques du continent africain et dans le monde, avec un taux de croissance moyen de 8% sur la période 2012-2019. Le budget de l’État a été multiplié par 3, entre 2011 et 2020 et le volume global des investissements par 7. En moins de 10 ans, notre richesse par habitant a doublé, faisant désormais de la Côte d’Ivoire l’un des pays leaders d’Afrique de l’Ouest », a présenté le chef du gouvernement aux investisseurs. A qui il a également expliqué que ces acquis ont permis au Président Ouattara d’élaborer un ambitieux programme.

« Notre ambition pour l’avenir est simple, claire et forte. C’est celle de la vision 2030 du Président de la République qui veut faire de la Côte d’Ivoire une nation à revenu intermédiaire de tranche supérieure d’ici 10 ans. Cette vision repose sur 4 objectifs forts de progrès humains », a-t-il affirmé. Patrick Achi les a cités : « Doubler à nouveau le revenu par habitant en 10 ans et propulser la majeure partie des Ivoiriens dans la classe moyenne ; créer 8 millions d’emplois en plus d’ici 2030 pour insérer la jeunesse toujours plus nombreuse ; diviser par 2 la pauvreté en la ramenant à moins de 20% pour changer le destin de millions de familles ; élever l’espérance de vie de 10 ans et la porter à 67 ans. »
La recette, la Côte d’Ivoire l’a: « Pour atteindre ces objectifs élevés, il n’y a pas d’autre alternative que de mener, de front, deux batailles : d’une part, faire du développement du secteur privé une priorité nationale; d’autre part, mener une transformation de la gouvernance et de l’administration pour en faire l’allié des entreprises et l’acteur d’un service de qualité, dans une vraie démarche d’écoute, de responsabilité et de probité.»
Le Premier ministre, dans les échanges, rassurera davantage les investisseurs qui craignent que leur argent ne disparaisse dans les méandres de la corruption. L’administration ivoirienne arbore ses nouveaux habits pour se mettre au service du citoyen et surtout du secteur privé.
« Le secteur privé est évidemment déjà le moteur de l’investissement dans notre pays. Mais il nous faut aller encore plus loin pour atteindre l’objectif de 75% de l’investissement total d’ici 2025, avec un État qui, pour soutenir cette dynamique, doit muter et se poser en stratège, catalyseur, au service du secteur privé. » Pourquoi ce choix ? Parce que la Côte d’Ivoire veut améliorer son positionnement dans les chaînes de valeur mondiales, tout en renforçant ses industries de transformation.
En effet, malgré sa position dominante dans la production de plusieurs matières premières sur le plan mondial, tels que le cacao et l’anacarde, notre pays ne transforme que faiblement ces produits, ne tirant qu’une faible partie de la valeur ajoutée gigantesque créée par ces filières.
C’est face à ce constat que le gouvernement a mis en place « une stratégie d’accélération de la transformation domestique et plus généralement de la montée en puissance d’une industrie nationale, dans une série de secteurs stratégiques où la Côte d’Ivoire bénéficie d’avantages comparatifs. Il s’agit de l’agriculture et de l’agroalimentaire, de l’industrie textile, de l’industrie de la construction et de l’habitat, du light manufacturing, de l’industrie pharmaceutique, des transports, des mines et de l’énergie, de l’économie numérique, du tourisme et, enfin, des industries culturelles et créatives. »
Le Premier ministre a longuement insisté sur la détermination du Président Ouattara à transformer son pays et surtout à laisser aux générations futures un mieux-être.
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